Automobile : Stellantis réclame un taux d’intégration européen de 80 % sur la fabrication des véhicules et des moteurs
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Le PDG de Stellantis, Antonio Filosa.
REUTERS - Daniele Mascolo
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Le PDG de Stellantis, Antonio Filosa.
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L’automobile européenne attend le verdict. C’est le 28 janvier prochain que la Commission doit en principe proposer un contenu local minimal pour la fabrication des véhicules en Europe. Une condition sine qua non pour la survie de l’industrie automobile européenne à court terme. Au salon de Bruxelles qui se tient du 9 au 18 janvier, le directeur Europe de Stellantis Emanuele Cappellano tire la sonnette d’alarme : « Il faut des décisions sérieuses et urgentes, des règles concrètes permettant un retour aux investissements en Europe ». Mais rien n’est gagné.
Les États ne sont toujours pas sur la même longueur d’onde à ce sujet. Paris est en pointe sur l’intégration locale, timidement soutenu par Rome, mais l’Allemagne traîne des pieds par peur de froisser les Chinois. Or, la voix de la France, paralysée par des difficultés économiques et politiques, est affaiblie en Europe comme le prouve l’approbation du traité de libre-échange avec le Mercosur contre le vœu de Paris.
Parmi les constructeurs, c’est Stellantis qui se montre incontestablement le plus offensif pour exiger ce fameux contenu local minimal. Et de loin. Stellantis est d’ailleurs actuellement en pleine négociation. « Nous demandons un contenu local européen de 80 % sur toute la chaîne de fabrication, de l’emboutissage au ferrage et à l’assemblage », souligne un négociateur du groupe franco-italo-américain. Et Stellantis ne s’arrête pas là. Il souhaite également « un taux de 80 % sur les moteurs et transmissions ». Pour le constructeur dirigé par Antonio Filosa, la production n’est pas tout. Le groupe franco-italo-américain réclame également « une ingénierie réalisée à 65 % en Europe ». Une sacrée pierre dans le jardin des firmes chinoises.