UE-Mercosur : un accord très peu dans l'intérêt de Stellantis et Renault
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(Photo d’illustration.)
Pascal Rossignol
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Très critiqué sur le plan agricole, le traité commercial de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur serait-il au moins une bonne affaire pour les constructeurs automobiles tricolores ? Stellantis et Renault ont-ils intérêt à l'abaissement des droits de douane, qui se montent à 35 % aujourd'hui pour les véhicules neufs entrant en dans le marché commun sud-américain ? Non, pas vraiment. Stellantis et Renault sont en effet des acteurs industriels historiques sur place. Produisant localement, ils risquent donc potentiellement la concurrence des véhicules importés par leurs rivaux.
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Au Brésil, premier marché du Mercosur de très loin, Stellantis écrase traditionnellement la concurrence, avec une part de marché de presque 28 % (en 2024, véhicules utilitaires et poids lourds compris), selon les statistiques de l'Anfavea (Association des constructeurs de véhicules automobiles brésiliens). Le franco-italo-américain doit, il est vrai, cette domination à Fiat. La marque turinoise produit toute une gamme de modèles spécifiques d'entrée de gamme adaptés au marché local, comme la Mobi (à partir de 12 500 euros) ou le petit pick-up Strada (dès 17 600 euros). Ce dernier est d'ailleurs le véhicule le plus prisé au Brésil. L'ex-groupe Fiat Chrysler Automobiles (FCA), qui a fusionné avec PSA en 2021 pour créer Stellantis, détient à lui seul plus du quart du marché, la part de Peugeot et Citroën se montant à 2,4 %.