Contenu local européen : Renault se veut le plus exigeant des constructeurs face à Bruxelles
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Le PDG de Renault, Francois Provost.
REUTERS - Tom Nicholson
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Non, Renault ne veut pas avoir le mauvais rôle et passer pour le moins exigeant des constructeurs face à la Commission européenne. La firme au losange s’estime au contraire comme le plus farouche partisan du contenu européen des véhicules. Paradoxe ? Prévue initialement pour la mi-décembre 2025, puis fin janvier, la proposition de Bruxelles sur le contenu minimum européen des véhicules a été finalement reportée, selon le cabinet du commissaire européen Stéphane Séjourné, au 25 février, a priori.
« Notre proposition est la meilleure et la plus simple », assure d’emblée à La Tribune un directeur de Renault au coeur des négociations avec les pouvoirs publics. Contenu local européen ? « Nous proposons un taux de 60 % sur les véhicules immatriculés en Europe, cela signifie 60 % des roues, 60 % des parebrises, 60 % des parechocs… », souligne le dirigeant, qui estime que la position de Renault a été mal comprise jusqu’ici.
60 %, n’est-ce pas insuffisant face à la proposition maximaliste de Stellantis ? Le groupe franco-italo-américain évoque en effet pour sa part un taux minimal supérieur de contenu européen, fixé à… 80 %. Mais il s’agit dans ce cas de 80% de l’emboutissage, de l’assemblage, des moteurs… hors batteries. Renault estime dans ces conditions que sa proposition, qui inclut lesdites batteries, n’est « pas moins exigeante ». Loin de là. Le fait d’inclure les batteries dans le calcul change tout, car une batterie représente à elle seule un tiers de la valeur ajoutée d’un modèle zéro émission.