Qu'est-ce qui est jaune et qui sauve l’automobile française ? La R5 électrique
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La firme au losange a immatriculé 34 200 R5 en Europe au premier semestre.
GFM - REUTERS - GONZALO FUENTES
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La firme au losange a immatriculé 34 200 R5 en Europe au premier semestre.
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Une hirondelle ne fait certes pas le printemps. Mais, dans la crise persistante de l’industrie automobile en France, un indicateur tourne enfin au vert. Au premier semestre, la production de voitures particulières y est enfin repartie à la hausse, augmentant de 15 % à 545 000 unités, d’après les chiffres du CCFA (Comité des constructeurs français d’automobiles).
Cette soudaine embellie est principalement le résultat d’une seule usine, celle de Renault à Douai (Nord), et surtout d’un modèle : la R5. Merci la citadine électrique rétro.
Au premier semestre, le site a fabriqué 68 000 véhicules (dont 37 600 R5), contre 39 000 un an plus tôt, selon des chiffres internes. Renault doit franchir prochainement la barre des 100 000 R5 montées à Douai (depuis la rentrée 2024), dont 75 000 de janvier à mi-novembre 2025. L’usine de 2 800 personnes a d’ailleurs ajouté une équipe de nuit le 13 octobre dernier. L’arrivée du Scénic électrique et de la R4 à Maubeuge (1 850 salariés) dopent aussi la production française.
Le pôle Electricity de Renault, comprenant l’usine de Douai et celle de Maubeuge, avait certes pour objectif initial de produire 400 000 véhicules électriques à horizon 2025. On en est loin. Mais le succès de la R5 démontre que la désindustrialisation française n’est pas inéluctable. Même si les marges réalisées sur cette petite voiture made in France sont plutôt faibles, murmure-t-on en interne.
La firme au losange a immatriculé 34 200 R5 en Europe au premier semestre, selon le compilateur de données Jato. Dont la moitié en France. Première petite électrique vendue sur le Vieux continent, la citadine tricolore est la septième auto électrique la plus populaire en Europe, derrière les Tesla Y et Model 3, la Volkswagen ID.3, 4 et 7, la Kia coréenne EV3.
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Elle se place largement devant la Citroën ë-C3 fabriquée en Slovaquie, qui arrive à la quatorzième place (22 600 unités). Le Renault Scénic (18 900 unités), également fabriqué à Douai, apparaît au dix-huitième rang. En revanche, la berline électrique Mégane, assemblée aussi dans le Nord, ne figure pas dans le tableau des vingt-cinq modèles zéro émission les plus prisés en Europe.
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