Concurrence et diversification : comment la RATP a redressé ses comptes en 2025
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Siège de la RATP en face de la gare de Paris-Lyon.
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Siège de la RATP en face de la gare de Paris-Lyon.
Le résultat net repasse au positif à 217 millions d'euros, après une perte en 2024.
Les filiales (RATP Dev, Cap IDF) portent la croissance avec un CA en hausse de 29%.
Le groupe diversifie ses revenus, notamment via le réseau de chaleur de la Ville de Paris.
Xavier Piechaczyk peut souffler. La RATP, qu’il préside depuis le 5 février, vient de communiquer ses résultats annuels 2025. À la différence des années précédentes, tous les voyants sont au vert pour l’opérateur de transports. Le chiffre d’affaires du groupe est en hausse de 11 %, à 7,9 milliards d’euros, et le résultat net repasse dans le positif à 217 millions d’euros, contre - 25 millions en 2024.
Des performances qui s’expliquent par les filiales du groupe et surtout par leurs « succès commerciaux majeurs », selon l’établissement public. Leur chiffre d’affaires, qui croît de 29 % par rapport à l’année précédente, pèse en effet 2,5 milliards d’euros et représente désormais 32 % du total.
« Nous ne publions pas le détail de chacune », élude, en visioconférence de presse, Jean-Yves Leclercq, le directeur de la stratégie, des finances et de la performance durable. Tout juste lâche-t-il que RATP Dev, la filiale en région et à l’international, a réalisé 2,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025.
Et pour cause : l’entité présidée par Hiba Farès a, notamment, gagné, l’an dernier, l’appel d’offres sur les TER normands de l’étoile de Caen. « Il y a aussi de grandes opportunités sur le rail urbain et les métros automatiques à l’international, dont une à Copenhague », précise le directeur financier, sans pour autant communiquer sur le reste des candidatures.
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