Auditionné par le Sénat ce mercredi matin pour prendre la tête de la RATP, le futur ex-président du directoire de RTE, Xavier Piechaczyk, s'est posé en manager « coopératif et pragmatique ». Il doit encore être auditionné, le 28, par l'Assemblée nationale.Alors que son monopole des bus à Paris et en petite couronne francilienne vient d'être bousculé par l'autorité organisatrice des transports Île-de-France Mobilités, le groupe RATP s'apprête à changer de conducteur en chef. Sous réserve de l'approbation du Parlement, Xavier Piechaczyk, le futur ex-président du directoire de RTE, le transporteur d'électricité, s'apprête à succéder à Jean Castex, le désormais patron de la SNCF et nouveau DRH des transports.
Auditionné ce mercredi matin par la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire du Sénat, Xavier Piechaczyk s'est présenté comme un homme de service public, avec, comme fils rouges, la maîtrise d'ouvrage d'infrastructures de transport, la performance industrielle et la transformation des organisations et du dialogue social. De la même façon que le quinquagénaire a exprimé « [sa] passion pour la construction de la ville ».
Entrant ensuite dans le vif du sujet, il a relevé que « la conflictualité [avait] baissé [à la Régie]. Il faut s'en féliciter et poursuivre le dialogue social ». Et d'évoquer les défis de court terme : « continuer les transferts de salariés dans les meilleures conditions possibles » dans le cadre de l'ouverture à la concurrence des bus, « mettre en service les nouvelles rames de métro » et « préparer dès maintenant l'ouverture à la concurrence du tram en 2030 ».
Première boussole : la satisfaction des usagers
Sans oublier les compétitions à venir en Île-de-France, en France et à l'international via les filiales RATP Cap IDF ou RATP Dev, ou encore le devoir d'accompagner les usagers les plus éloignés du digital. « On ne pilote pas ces mutations à venir sans repères ni boussoles. La première boussole est la satisfaction des usagers et de tous leurs besoins. Ils ont besoin d'offres », a martelé Xavier Piechaczyk, insistant sur la vitesse commerciale des bus.