Le maire (PS) de Paris, Emmanuel Grégoire, a confirmé, lundi, sa promesse de candidat de déployer 15 lignes de bus express dans la capitale. La présidente de l'autorité organisatrice des transports IDF Mobilités, Valérie Pécresse, reste méfiante.
Emmanuel Grégoire s'y était engagé pendant sa campagne des élections municipales. Lui, maire (PS) de Paris, il créerait 15 lignes de bus express « dont les arrêts [seraient] accessibles à toutes et à tous et qui auraient la priorité à de nombreux carrefours ». Son objectif : un bus toutes les cinq minutes.
Élu par les Parisiens le 22 mars à la suite d'Anne Hidalgo, l'ex-député de la capitale a confirmé cette promesse. En conférence de presse lundi, Emmanuel Grégoire a déclaré souhaiter une « révision complète des parcours de bus », se disant disponible pour « travailler main dans la main » avec la présidente (LR) de l'autorité organisatrice des transports IDF Mobilités, Valérie Pécresse.
« Pas question qu'il y ait des lignes prioritaires », rétorque Pécresse
Interrogée par La Tribune ce mardi lors de la présentation de son « plan énergie 2026-2028 - protéger durablement les Franciliens des chocs énergétiques », la patronne du conseil régional a fermé la porte. « La priorité est que tous les bus circulent. Il n'est pas question qu'il y ait des lignes prioritaires », a-t-elle fait savoir.
« Il faut un groupe de travail efficace avec la Ville [pour faire] un travail de fourmi ligne par ligne, rue par rue. Dans la capitale, la fréquentation des bus est en baisse de 15 à 20 %. Leur vitesse moyenne est de 9 km/h et certains roulent à moins de 6 km/h. Paris est totalement embouteillée », a enchaîné Valérie Pécresse.
Cette dernière reconnaît néanmoins à Emmanuel Grégoire « une excellente décision » : la réouverture d'une ligne de bus rue de Rivoli, « un axe structurant ». « Je suis ravie que le maire de Paris se soit saisi du sujet ».
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