Les entreprises françaises « responsables » de la bonne santé économique de Montréal

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En 2013, quelque 1,28 milliards de dollars ont été investis à Montréal, soit 86% de plus qu'en 2012. Ces investissements proviennent essentiellement d'Europe (pour 83%), et en grande partie de France.
En 2013, quelque 1,28 milliards de dollars ont été investis à Montréal, soit 86% de plus qu'en 2012. Ces investissements proviennent essentiellement d'Europe (pour 83%), et en grande partie de France. (Crédits : Reuters)
Ambition, audace, ardeur. C'est ainsi que Dominique Anglade, présidente-directrice-générale de Montréal International, définit le rôle de son organisation. Véritable moteur économique de la métropole québécoise, Montréal International affiche un bilan économique exceptionnel en terme d'investissements étrangers pour 2013. Dominique Anglade était l'invitée de la Chambre de Commerce Française au Canada le 15 octobre, pour expliquer ce succès.

Près de 150 dirigeants d'entreprises montréalaises étaient venus écouter Dominique Anglade ce 15 octobre, lors d'une rencontre organisée par la Chambre de Commerce Française au Canada. La présidente de Montréal International est venue témoigner de la bonne santé des investissements étrangers dans la métropole québécoise. En 2013, quelque 1,28 milliards de dollars ont été investis, soit 86% de plus qu'en 2012. Ces investissements proviennent essentiellement d'Europe (pour 83%), et en grande partie de France.

Les investissements étrangers sont particulièrement efficaces, car les 2000 filiales étrangères à Montréal, représentent 1% des établissements, mais 9% de l'emploi, et surtout pèsent pour 20% du PIB. Les entreprises françaises installées dans la grande région de Montréal sont florissantes et prestigieuses, et génèrent 20 000 emplois. Dominique Anglade souligne le fort pouvoir d'attraction d'Ubisoft, mais cite également en exemple Danone, l'OréalAlstomOVHVinciServierLinkbynet ou encore Bolloré.

"On peut faire encore plus avec la France", martèle Dominique Anglade. Elle-même a des liens forts avec l'Hexagone puisque ses parents sont diplômés d'universités françaises, et ses grands-parents étaient des fonctionnaires français.

Montréal, au premier rang pour les investissements directs étrangers

Mais si Montréal est si attractive pour les investissements étrangers, et notamment français, c'est parce qu'elle s'en est donné les moyens. Certes, la faiblesse (relative) du dollar canadien et le ralentissement de la croissance en Europe sont deux raisons, mais ce sont surtout les généreux crédits d'impôts accordés qui attirent les investisseurs selon Dominique Anglade. La stratégie montréalaise d'aider des secteurs à forte croissance (jeux vidéo, aérospatiale, ...) confère à la métropole québécoise une expertise et une notoriété mondiales. En 10 ans, le nombre d'emploi dans le secteur des jeux vidéo a quasiment été multiplié par cinq.

Dominique Anglade souligne également la position géographique stratégique de Montréal, entre culture européenne et américaine. L'Aléna (accord économique entre le Canada, les États-Unis et le Mexique) et le récent accord entre le Canada et l'Europe (AECG) donnent accès à des marchés nord-américain et européen colossaux. La présidente de Montréal International ne doute pas que l'AECG donne de nouvelles opportunités. "Je m'attends à une croissance importante dans le domaine de l'agro-alimentaire", confie-t-elle.

Enfin, les universités québécoises fournissent de nombreux talents, et deux d'entre elles se classent dans le Top 100 des meilleurs établissements mondiaux. Dominique Anglade veut que l'on continue à renforcer la qualité de l'enseignement, tout en conservant les talents à Montréal.

C'est ainsi qu'une récente étude, publiée par FDI Magazine, a classé Montréal au 1er rang quant à la meilleure stratégie pour les investissements directs étrangers, parmi 126 villes en Amérique du nord. Enfin, Dominique Anglade a annoncé la création d'un réseau d'ambassadeurs, qui aiment et veulent parler de Montréal, pour faire rayonner plus encore la métropole québécoise. "Il y a des entreprises qui ne retiennent pas Montréal, mais il y en a d'autres, qui n'envisagent même pas Montréal", explique Dominique Anglade, qui veut en connaître les raisons. Ce réseau sera officiellement lancé le 17 novembre prochain.

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a écrit le 20/10/2014 à 17:49 :
La photo qui illustre l'article est la Ville de Québec, et non pas la ville de Montréal. On distingue nettement la silhouette du chateau Fontenac. Cela ne change toutefois rien à l'article et à son contenu...
Réponse de le 20/10/2014 à 18:15 :
@TD: faire prendre des vessies pour des lanternes dans un but de marketing comme je le dis dans mon commentaire ??? Le Québec fait beaucoup de pub en France pour attirer des immigrants aisés, non :-)
a écrit le 20/10/2014 à 17:06 :
Cet article ressemble à un coup de pub pour le Québec :-) Ceux qui y ont séjourné autrement qu'en touristes savent que les Québécois ne peuvent pas nous sentir (les Français) parce qu'on les a abandonné en 1754 et qu'on vient pour leur voler leurs emplois :-) Proverbe québécois: différince entre un môdit Frinssais et un bon Frinssais ? le bon, c'est celui qui est retourné chez lui :-)
Réponse de le 20/10/2014 à 18:34 :
Bullshit !!!
Un québécois
Réponse de le 21/10/2014 à 22:41 :
Cher Patrickb, je suis l'auteur de cet article, et je n'approuve votre commentaire, raisonnement un peu raccourci. Je suis française et je vis ici depuis 12 ans. La relation entre Français et Québécois est complexe certes, pour de multiples raisons, mais elle est globalement la plus prospère d'Amérique du nord pour nos deux nations. Nous avons besoin l'un de l'autre, et nous allons bientôt nous retrouver au milieu d'un marché économique d'un million de consommateurs. Alors, si on regardait vers l'avenir ?
Réponse de le 23/10/2014 à 11:01 :
@Nathclerc: et moi j'ai 21 ans de vie au Canada !! Chaque pays a ses propres intérêts et on aimerait que nos dirigeants français aient plus à coeur les intérêts de la France (et je ne dis pas que le Québec est un pays). Le fait est que le Canada en général a un fort besoin d'immigrants et que le marketing est le principal outil de vente. Les immigrants potentiels doivent tout de même savoir que ni leurs dipômes, ni leur expérience professionnelle ne sont reconnus au Canada. Merci de nous dire combien de commission tu reçois pour ton article :-)
Réponse de le 23/10/2014 à 11:15 :
@oeuf fou (madoeuf): un vrai Québécois dirait "tabernacle" :-) mais bon, peut-être que "bullshit" est de l'ancien français comme bien du vocabulaire québécois comme le char (car) ou les pinotes (peanuts) :-)
Réponse de le 23/10/2014 à 17:47 :
@nathclerc: et en plus mon bébé, leur méconnaissance de l'Académie française et donc des règles du français, ainsi que leur haine pour Maurcice Druon (paix à son âme) font qu'ils disent "l'auteure" et non pas "l'auteur" :-)
Réponse de le 27/11/2014 à 21:43 :
perdu ! je n'ai rien touché, ni commission, ni rémunération, nous sommes tous bénévoles pour faire connaitre nos pays. Je suis journaliste, pas chroniqueuse. Quant à ton expérience au Québec, qui visiblement t'a laissée de mauvais souvenirs, sache qu'elle date un peu, puisque près d'une centaine d'ARM a déjà été signée, et que des dizaines d'autres sont à l'étude entre nos deux nations ... j'ai bien dit "nation" et non pays. Mais tu as bien fait de rentrer en France pour ressasser ta rancoeur, l'immigration française ici ce n'est tellement plus ça. Eh oui, même en France on dit l'auteure et la ministre. La langue est vivante, elle évolue. Je te suggère la même chose. "ton bébé"

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