Les futures étoiles du business new-yorkais

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Fondateur de Mashable, Pete Cashmore, à l'âge canonique de 28 ans, repère les nouvelles pousses et les fait connaître. Il vient de lever 14 millions de dollars pour développer son media en ligne... (ici, à New York, en 2010 aux Webby Awards pour recevoir le prix du Best Business Blog.
Fondateur de Mashable, Pete Cashmore, à l'âge canonique de 28 ans, repère les nouvelles pousses et les fait connaître. Il vient de lever 14 millions de dollars pour développer son media en ligne... (ici, à New York, en 2010 aux Webby Awards pour recevoir le prix du Best Business Blog. (Crédits : Reuters)
La Tribune des Expats initie une série d’articles sur les nouveaux entrepreneurs qui cartonnent dans la Tech américaine. Aujourd’hui, Big Apple…

On connait le mot de Voltaire, "aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années". Mais à l'heure où la France porte au pinacle un énième profil trop bien connu et désespérément familier, celui du jeune énarque inspecteur des finances passé (éphémèrement) par la banque, en la personne d'Emmanuel Macron, les Etats Unis nous rappellent que l'ascension sociale que cette nation peut promouvoir se fait fi - elle- des origines sociales, des diplômes, des (obsolètes) corps d'Etat ou lignes obligées sur un chancelant cursus honorum républicain.

Comme un corps qui se régénère sans cesse, les Etats Unis en général, et New York en particulier, nous prouvent ce que des jeunes gens fort différents de nos inspecteurs des Finances et de nos X-Mines peuvent accomplir dans un pays ou l'ascension sociale n'est pas un vain mot. Cette cartographie des étoiles montantes du business new-yorkais atteste aussi de la prévalence de certains secteurs dans l'économie de la prestigieuse métropole.

La finance, d'abord, continue de produire son lot de réussites. A l'écart des banques cependant (incapables d'attirer les nouveaux talents), c'est la gestion alternative qui permet à des esprits entrepreneuriaux de réussir : à 34 ans par exemple, Jesse Cohn a toujours travaillé pour le hedge fund Elliot Management. Il lui est revenu d'initier la diversification du fonds vers l'investissement activiste, et sa connaissance de la technologie l'a amené par exemple à influer le sort de Compuware, BMC software, EMC. Jeune, mais déjà redouté dans la Silicon Valley - comme un future Carl Icahn !

Un jeune président du NYSE face à un ex-livreur de journaux

A côté de Jesse, Tom Farley, 38 ans, assume un poste prestigieux et qui semble venir d'un autre âge, celui de président du New York Stock Exchange: une vieille dame un peu poussiéreuse qu'il s'attelle à moderniser face à la concurrence de nouvelles start-ups dans le domaine des technologies financières (comme par exemple BATS, où le trentenaire Bryan Harkins a commencé tout en bas de l'échelle après avoir livré des journaux sur Staten Island - il vient tout juste de rattraper son manque d'éducation supérieure formelle en décrochant un MBA Executive).

Même audace chez Peter Wallace, le plus jeune Senior Managing Director chez Blackstone, qui a initié des rachats d'entreprises dans des secteurs où l'on n'attendait pas Blackstone, mais qui se sont avérés très lucratifs: du parc à thèmes, avec SeaWorld,  jusqu'à l'énergie solaire, avec Vivint Solar.

Joshua Kushner, lui, fait le lien entre Wall Street et le monde des start-ups, avec sa firme de venture capital Thrive Capital. A seulement 28 ans, et avec un fonds très modeste initialement, il a déjà financé Kickstarter et Instagram.  Il travaille aussi sur un nouveau projet ambitieux dans l'assurance-santé, et n'investit que dans des start-ups susceptibles de radicalement modifier les équilibres au sein d'une industrie.

Une jeune pousse qui prospère en repérant les nouvelles pousses

Les start-ups, justement. Elles concentrent nombre de talents émergents new-yorkais. Pour les commenter et les faire connaitre, nous avons le fondateur de Mashable, Pete Cashmore, qui, à l'âge canonique de 28 ans, repère les nouvelles pousses et les fait connaître. Il vient de lever 14 millions de dollars pour développer son media en ligne...

Encore plus jeune, le fondateur d'Artsy (plateforme Web pour les transactions sur les œuvres d'art) a pourtant attiré le gotha artistique de New York à son capital, comme Larry Gagosian, ou Jack Dorsey, le fondateur de Twitter.

Le trentenaire Joseph Einhorn travaille depuis l'âge de 16 ans et sa dernière création est Fancy.com, un Pinterest plus orienté vers le commerce pour geeks bohèmes. Epris de design et intéressé par la big data, Joseph a créé le site d'e-commerce et de curation dont il rêvait pour son propre usage !

Explorateur, pilote, professeur... encore un parcours "à l'américaine"

De la data que Tony Haile, avec sa start-up Chartbeat, entend rendre intelligible en analysant l'engagement des internautes sur certains sites....en temps réel. Un aspect qui a déjà attiré comme clients CNN et le New York Times. Dans d'anciennes vies, Tony a été explorateur polaire, pilote de yachts, et professeur à Columbia... un parcours à l'américaine.

Même les profils moins atypiques comme celui de Matt Salzberg (qui a travaillé chez Blackstone et Bessemer) peuvent se lancer et connaitre le succès à New York : sa start-up, Blue Apron, entend révolutionner la cuisine à domicile depuis son atelier installé à Long Island.

Mmmh, un "cronut"!

Sans passer par la case Web, mais dans le monde plus traditionnel des pâtisseries, c'est un Français de 36 ans, Dominique Ansel, qui fait figure d'étoile montante. Sa SohoBakery dont le fameux "cronut" (un hybride entre le croissant français et le doughnut américain) est le produit le plus connu, est devenu une institution new-yorkaise et son talent visionnaire nous promet de nouvelles innovations culinaires pour très bientôt.

Nous aurions pu citer d'ailleurs d'autres Français parmi ces entrepreneurs new-yorkais comme Ilan Abehassera (start-upper de talent qui, après avoir vendu Producteev il y a deux ans à un géant de la Silicon Valley, travaille sur un nouveau projet dans la technologie - mais gardons le plaisir pour un futur article), ou comme les nouveaux designers dans la mode qui lancent leur entreprise (comme Rebecca Minkoff)...

Mais avant d'en entendre parler dans les journaux, vous les aurez rencontrés dans La Tribune.

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Commentaires
a écrit le 29/10/2014 à 4:38 :
La citation en tête d'article n'est pas de Voltaire, mais de Corneille, dans le Cid...
Réponse de le 29/10/2014 à 4:44 :
Vous avez parfaitement raison :-)
a écrit le 29/10/2014 à 2:20 :
J'ai pas compris: ils sont tous Francais ces gens la...? Non pas que ca change grand chose mais l'article est suppose parler des Francais de New York (j'en suis).
a écrit le 28/10/2014 à 19:45 :
Article décousu qui n'apporte rien d'utile et qui fera rire toute personne du milieu startup (je vis dans la Silicon Valley).

(qui a travaillé chez Blackstone et Bessemer) => ca ne prouve rien.

Ilan Abehassera (start-upper de talent qui, après avoir vendu Producteev il y a deux ans à un géant de la Silicon Valley, travaille sur un nouveau projet dans la technologie - mais gardons le plaisir pour un futur article)

=> Juste du BARATIN. Ayant essayé Producteev et n'étant pas impressionné, la boite a pu être vendue pour $1 et licencier son personnel... Et la phrase est toujours vrai.

Du copinage sans plus.

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