Dépenses publiques : pas de solution sans un autre modèle

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Alors qu’on attend toujours de voir les fameuses pistes qui doivent permettre d’économiser 50 milliards de dépenses publiques d’ici 2017, et tandis que 2013 aura été une année record pour ces dépenses publiques, à 57,1% du PIB, le modèle français mérite réflexion. Par certains côtés, il a des effets anti-redistributifs largement ignorés par ceux-là mêmes qui se plaignent du niveau des prélèvements obligatoires...

Ce qui rend si compliqué la réforme de la dépense publique, malgré les injonctions et les urgences - trop de déficit et de dette, trop de prélèvements qui pèsent sur la compétitivité des entreprises et sur l'emploi -, c'est d'abord que rien dans nos institutions n'y incite. Comme le législateur ne fait guère plus que chambre d'enregistrement de l'action du gouvernement, celui-ci légifère. D'abord parce que c'est beaucoup plus gratifiant que d'administrer : les médias parlent des lois, et chaque ministre veut donc la sienne. Ensuite, parce que c'est souvent moins risqué. Les effets d'une loi peuvent mettre des mois voire des années à se faire sentir : c'est un successeur qui les gèrera. Tandis qu'une tension avec une administration, c'est sûrement des problèmes immédiats, et d'éventuels bénéfices pour plus tard… donc un autre.

Comme tout le monde veut légiférer, personne ou presque n'administre. Les ministres créent avec leurs cabinets des bulles fermées au service de trajectoires personnelles, dont les administrations rattachées ne sont généralement qu'une ressource. Dès lors, les vraies réformes de ces administrations sont rares. Et les impulsions de diminution des dépenses qui traversent par moment la classe politique par mauvais temps économique s'apparentent à des couperets décidés d'en haut, parfois inapplicables, frappant au moins autant le service indispensable déjà paupérisé qu'une mission devenue inutile qu'il faudrait savoir supprimer.

Ce n'est pas mieux au niveau des collectivités locales. Depuis 30 ans, la France aura réussi l'exploit de procéder à une dévolution de responsabilités toujours plus nombreuses à des collectivités elles-mêmes démultipliées (régions, intercommunalités...). Sans le moindre effet apparent sur l'allégement de l'appareil d'Etat. Les élections municipales en auront témoigné : fondé ou non, le sentiment d'un poids croissant et écrasant des impôts locaux suscite d'autant plus l'incompréhension que l'Etat effectuait son propre « choc fiscal » au cours des trois dernières années.

Mais les dépenses qui ne cessent de croître et monopolisent l'essentiel de nos ressources aujourd'hui sont d'abord celles de notre protection sociale. A près d'un tiers du PIB - donc près de 60% du total des dépenses publiques -, nous détenons un record mondial pour l'amplitude de ce circuit de prélèvements et de redistribution. Le financer - aujourd'hui encore largement sur les revenus du travail - devient une gageure dans une époque de vieillissement de la population et de faible croissance potentielle.

Les opposants à toute remise en cause du modèle social français font valoir deux arguments majeurs, en partie fondés. Tout d'abord, renvoyer à chacun et donc au privé une partie de ces dépenses ne garantit pas que celles-ci seront moins élevées. Le contre-modèle donné étant toujours celui de la santé aux Etats-Unis, avec des dépenses supérieures à celles des autres pays bien qu'elles soient largement privées (même si une partie de ces dépenses supplémentaires tient au coût très important de l'assurance de responsabilité civile des professions de santé).

Mais en moyenne, rien ne montre que des systèmes privés soient plus coûteux. Les exemples de pays européens qui attestent du contraire et ont des performances plus qu'honorables en matière de santé publique sont nombreux. Et au moins ces systèmes donnent-ils davantage de choix, à la fois aux ménages et aux entreprises, dans la place qu'ils accordent à ces dépenses en fonction de leurs priorités. Certains ménages auront moins envie d'épargner pour leur retraite compte tenu de leur patrimoine. Des entreprises offriront peu de protection sociale à leurs salariés, qui devront s'en charger, car elles sont en période de démarrage ou en phase difficile. Autant de marges de manœuvre redonnées à tous qui ont également, côté entreprises, une vertu concurrentielle.

La seconde objection tient bien sûr aux inégalités. Le système français contribuerait à réduire fortement les inégalités des revenus bruts. Et alors que ces inégalités progressent, il ne faudrait pas y toucher.

Même en considérant la question de la réduction des inégalités comme devant l'emporter sur toutes les autres, le modèle français est moins clair qu'il n'y paraît. Si on s'en tient aux résultats les plus reconnus, comme ceux de l'OCDE et de l'Insee, le modèle français apparaît assez redistributif. Mais une partie de notre modèle social est ignorée dans ces approches, qui ne considèrent pas comme des transferts les prestations dites « contributives » (par exemple les régimes de retraite), en assimilant celles-ci à du revenu primaire issu de cotisations antérieures.

Or, c'est la vraie spécificité du système français : il est plus « assurantiel » que tout autre. Pour beaucoup de prestations, chacun paye de manière proportionnelle et reçoit également en proportion de ses contributions. Comme l'a mis en évidence une étude récente du Crédoc (par ailleurs contestée), si on prend en compte ces transferts, alors les plus aisés apparaissent moins pénalisés que dans d'autres pays car ils sont également bénéficiaires d'importants revenus de transferts (retraite, revenus de remplacement en cas de maladie ou de chômage…). Là où ils sont exclusivement contributeurs dans bien des pays, qui plus est par un impôt sur le revenu progressif et non, comme en France pour l'essentiel, par des cotisations sociales et de la CSG qui ne sont « que » proportionnelles aux revenus. Ce sont pourtant ces prélèvements considérables (cotisations et CSG - à elle seule beaucoup plus lourde que l'impôt sur le revenu) qui caractérisent les prélèvements obligatoires français, pèsent tant sur le coût du travail et financent l'essentiel des dépenses sociales, dont on a vu la part qu'elles prenaient dans les dépenses publiques en France. Ignorer ces transferts conduit ainsi à mettre en évidence la seule part reposant sur la solidarité dans notre pays. Et à masquer cette sphère hypertrophiée de cotisations et prestations proportionnelles aux revenus sans laquelle nos ratios de prélèvements obligatoires et de dépenses publiques seraient comparables à bien d'autres pays. Une sphère qui passe par le public et dont on se demande bien quel est l'intérêt par rapport à un système privé et de libre choix.

Encore n'est-il ici question que des transferts monétaires. Il faudrait aussi tenir compte des prestations de service public en nature et de leur dimension qualitative. Or, certains de nos services publics paraissent assez « antiredistributifs ». L'exemple le plus frappant étant certainement l'enseignement supérieur : plus il est de qualité et élitiste, plus il est « consommé » par des ménages aisés, alors qu'il est gratuit ou presque pour ses usagers. Ou, en tout cas, d'un coût dérisoire en comparaison de ce qu'il peut-être par exemple au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis. Si l'on s'intéresse d'ailleurs aux situations particulières des plus grandes villes de ces pays, les actifs aisés y ont à leur charge des coûts assez considérables, bien sûr s'ils ont des enfants pour l'éducation (dès le plus jeune âge), mais aussi pour la santé ou la retraite (même si, en très grande entreprise, celle-ci les accompagnera le plus souvent généreusement). Ils devront éventuellement constituer une épargne de précaution en cas de chômage, car il est inexistant ou presque pour les cadres dans ces pays. Sans oublier une participation très élevée aux charges locales, avec par exemple un équivalent de taxe foncière dont le niveau sera plus proche de celui de notre ISF sur le patrimoine immobilier, dans des villes comme New York ou Londres, que du niveau de l'imposition parisienne.

Finalement, alors que le débat sur le consentement à l'impôt a agité la période récente, et que ses symboles (y compris ceux devenus quasi virtuels, comme le fameux taux d'imposition à 75%) semblent avoir un peu plus dégradé l'attractivité du pays à l'intérieur et à l'extérieur, il serait temps de repenser de fond en comble la logique de nos dépenses et prélèvements.

Plutôt qu'une course effrénée aux financements permettant d'assurer la viabilité d'un système exsangue, ou qu'une chasse aux économies dont le résultat ne pourra qu'être éloigné des enjeux, il y aurait une alternative à explorer. Faire payer le coût réel de nombreux services publics, quitte à le subventionner pour une partie de la population. Réduire leur champ là où des mécanismes privés seraient au moins aussi efficaces et permettraient de dégonfler la sphère publique lorsqu'elle est sans valeur ajoutée. Redonner des marges pour que ceux qui se plaignent, souvent à raison, d'un poids écrasant des prélèvements et des circuits publics, puissent effectuer librement et en responsabilité des choix qui ne concernent qu'eux : se protéger contre des risques de l'existence, dès lors qu'ils ont les moyens de le faire, avec moins de prélèvements sur leurs revenus pour y subvenir. En somme, une remise en cause conceptuelle de notre modèle social pour l'adapter à une époque bien différente de celle qui l'a vu naître.

 

 

 

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Commentaires
a écrit le 12/04/2014 à 2:33 :
Le problème c'est que des maires engagent des amis et des amies , en tant que fonctionnaires ! Pareil dans les départements et régions ! Du copinage, et on a trop de fonctionnaires maintenant, qui ne servent à rien.
a écrit le 05/04/2014 à 11:09 :
Il faut aller au bout du raisonnement et asservir complètement les dépenses aux recettes en posant l’idée que le service public fournit des services ou redistribue de l’argent aux personnes. Lorsqu’il fournit des services (y compris le service d’assurance maladie qui relève d’un abonnement par personne), il est rémunéré par une redevance dont le tarif est fixé par alignement sur les pays performants de l’OCDE…et peu importe que le service soit opéré par le public ou le privé pourvu qu’il soit régulé. On peut donc construire des budgets annexes devant viser l’équilibre fonction par fonction (c’est ce qui se faisait avec les PTT de 1923 à 1991) et les gérer comme des entreprises. Lorsqu’il redistribue, on part de l’impôt (CSG ou TVA par exemple selon que l’on redistribue en vue d’un remboursement solidaire ou bien en vue d’une rémunération simulant du salaire différé comme la retraite ou le chômage) et on le répartit au prorata des points acquis par les ayant droits : pour la retraite et le chômage les points s’acquièrent en travaillant et la recette qu’on considère est une TVA sociale restant liée à la production, pour la solidarité les points sont les mêmes pour tous (en modulant selon l’âge) complétés de mesures compassionnelles (points distribués pour le handicap) et la recette est l’impôt sur le revenu primaire (la CSG suffit, pas besoin d’IRPP car la redistribution universelle garantit la progressivité et le taux nécessaire est de toute façon trop élevé pour permettre un prélèvement progressif puisque l’effet Laffer est limitant en taux marginal). La solidarité a pour objectif de rembourser SANS CONDITION des services de base publics ou privés consommés par tous y compris par les plus riches (école publique ou privée sous contrat jusqu’au bac, abonnement à l’assurance maladie, abonnement à la protection des personnes, repas à 3 euros, logement au tarif social à 16m2 par adulte et 8m2 par enfant)…certains services publics n’étant plus remboursés (protection des biens payée par une redevance de type flat tax sur le patrimoine, enseignement supérieur remboursé par les étudiants endettés à l’aide de la solidarité qu’ils toucheront comme tout le monde lorsque par ailleurs ils bénéficieront d’un salaire de cadre grâce à leur diplôme)…
a écrit le 03/04/2014 à 9:13 :
Ils parlent toujours de l'héritage, ils ne nous disent que le déficit public a augmenté plus que sérieusement car il atteint aujourd'hui 2000 milliards d'euros et ils n'ont rien fait pour le diminuer. La preuve tous les ministres que Hollande vient de répudier , ils toucheront pendant six mois ou un an leurs émoluments. N'EST CE PAS UNE NICHE FISCALE et les chomeurs ont le seul droit de se taire.
a écrit le 02/04/2014 à 19:09 :
Le mythe des dépenses publiques, encore une fois aucune réflexion de fond. D'où vient la richesse ? A qui devons nous cette argent ? Sommes-nous maître ou esclave du système financier. Quand je vois la cohorte de "beauf" dans les commentaires qui veulent faire des coupes drastiques ce seront les premiers à pleurer lorsqu'ils auront besoin du service publique.
a écrit le 02/04/2014 à 15:23 :
Enfin des propos responsables issus d'une analyse à mon sens parfaite de l'aveuglement sur la recherche des économies de la sphère publique, bien que partielle (mille-feuille local notamment).
a écrit le 02/04/2014 à 10:43 :
De gauche comme de droite, il manque à la France un leader courageux pour s'attaquer à la dépense publique c'est-à-dire à la fonction publique avec ses syndicats fonctionnarisés qui passent leur journée à faire du corporatisme qui ruine notre pays et paupérise la société civile...
Réponse de le 18/04/2014 à 17:32 :
Qui dit mieux dans le genre commentaire bistrot ?
a écrit le 01/04/2014 à 17:42 :
Une très bonne analyse, de bonnes idées de solutions.
Le problème de fond reste toujours présent; tous les managers vous le diront, le changement a un coût : où trouver les moyens en période de vaches maigres?
a écrit le 01/04/2014 à 15:44 :
100% d'accord avec la paiement au coût réel et remboursement ensuite, tés grosse valeur pédagogique face à l'argent "gratuit" public, dont plus personne ne sait d'où il vient et il suffit de toujours demander plus...de même, il est évident que la concurrence fait baisser les prix, il faut faire comme en suéde, privatiser et piloter de façon sérieuse, de quoi effondrer le coût des services publics, et donc de quoi baisser nos impôts (200 milliards de gains parfaitement identifiés). quant aux réformes, difficile mais à cause du système en place, aucune transparence ni vision des coûts et gains. Il suffit de rendre la transparence et propsoer des choix chiffrés : on laisse la retraite à 60 ans et on augmente la tva de 2 points pour fiancer ou on équilibre les comptes avec une retraite à 65 ans et sans augmentation de tva... au choix mais surtout pas les "choix gratuits" des politiciens clientélistes : yaka revenir à 60 ans, passer à 32h....sans aucune analyse d'impact et de comparaison sérieuse de solutions..
Réponse de le 05/04/2014 à 11:44 :
Oui si le nouveau système asservit les dépenses aux recettes, il ne sera plus possible de proposer une loi ou un amendement sans bouger l'un et l'autre et il ne sera plus possible non plus de financer n'importe quelle dépense par n'importe quelle recette.
a écrit le 01/04/2014 à 15:20 :
Les solutions ?? elles existent mais il faut avoir des C...pour les appliquer, et malheureusement aucun de nos politiques n'en a, car leur place en dépend...!
a écrit le 01/04/2014 à 15:01 :
article très intéressant. je suis très favorable à la fin de l'universalité des prestations et cotisations. Il conviendrait sans doute de tout rendre privé et de ne cotiser collectivement que pour les plus démunis. Par exemple, pas la justice sociale que des cadres sup sup, parce qu ils font le choix de faire 5 enfants ou plus touchent des allocations, ils pourraient très bien s'en passer. Pas de rationalité à avoir des centaines de caisses pour la retraite ou mutuelle ne servant qu'à engraisser les permanents des syndicats salariés et patronaux. Là comme ailleurs il y a malheureusement de quoi faire sauter des dizaines de gouvernements, on meurt de nos conservatismes désuets.
Réponse de le 02/04/2014 à 11:47 :
tres bien vue mais qui a encore envie de travailler dans ce pays y a que la demagogie savament entretenue par les syndicats qui payent en France faut les envoyer au boulot tous ces fainéants
Réponse de le 05/04/2014 à 12:02 :
"La fin de l'universalité des prestations" je ne sais pas ce que ça veut dire puisque justement notre problème principal vient de ce qu'à l'exception des AF elles ne sont pas universelles aujourd'hui. Ce sont les personnes situées juste au dessus des limites qui subissent le plus fort prélèvent fiscal équivalent (toucher moins de prestation revient à payer plus d'impôts) alors qu'elles produisent...
a écrit le 01/04/2014 à 14:42 :
Il faut tuer le peu de social qui reste, c'est évident. Et tous vivre comme aux US, car ils l'ont décidé...
Réponse de le 18/04/2014 à 6:20 :
@ yvan Avec des depenses a 57% du PIB on est plus proche du socialisme de l ex urss que des USA
Soyez un Peu objectif !
a écrit le 01/04/2014 à 13:03 :
Il faut définir à minima un bloc de services publics garanti par la constitution , bloc gravé dans le marbre qui soit inaliénable au privé et propriété de tous les Français . ce bloc pourrait comprendre les principaux service regaliens : la défense, les principaux services fiscaux (DGFIP,DGDDI, DGCCRF ;;;;)la sécurité publique (police) puis des taches indispensables au bon fonctionnement de l'Etat : le service hospitalier public, la distribution de l'énergie, le transport ferroviaire public de passagers (partage Etat/regions).l 'entretien des routes.
L’éducation nationale : l’accès serait garanti à tous gratuitement jusqu'à la fin des études secondaires , mais les Universités pourraient elles être sponsorisées par le secteur privé ( mécénat de grand groupe industriel par exemple) et accessibles seulement suivant la qualité du dossier du postulant.
Ce bloc minimum de services publics aurait des ressources garanties chaque année par le parlement et échapperait à la notion libérale de libre concurrence.
Et si Bruxelles la Libérale tousse et n'est pas d'accord on lui répond  : le mot de Cambronne !!
Réponse de le 01/04/2014 à 14:45 :
Heeu... Pardon, Reagir, mais vous êtes en retard d'une guerre. Cet "accord" a été signé par l'Assemblée nationale lorsque Baladur était Premier Ministre. Voyez : l'Accord Général sur le Commerce et les Services (AGCS). Accord qui prévoit de privatiser aussi l'Education et la Médecine, d'ailleurs...
Réponse de le 01/04/2014 à 16:00 :
d'une part, tout ceci sera payé par nos impôts et d'autre part pourquoi player trés cher quand le privé sait faire moins cher et mieux ??? cf l'éducation nationale, ça nous coûte 30% de plus par élève que bien d'autres pays et avec des résultats en décroissance permanente, aucune logique de performance, de bons profs et des minables payés pareil, des élèves qui s'ennuient...chacun doit pouvoir "faire son marché", imposer la médiocrité à prix d'or est un racket des politico-administratifs qui s'en mettent plein les fouilles
Réponse de le 05/04/2014 à 11:51 :
Où avez-vous vu que l'éducation nationale coûtait 30% de plus que dans les autres pays ? Le coût de l'année-élève du primaire est inférieur à la moyenne de l'OCDE et deux fois inférieur à celui des US où les opérateurs sont privés.
a écrit le 01/04/2014 à 12:09 :
En euros courants, les dépenses publiques ont augmenté de 23,5 milliards d’euros en 2013.

Ceci malgré une baisse miraculeuse de 5 milliards des intérêts de la dette.

Les prestations sociales ont augmenté de 16 milliards d’euros.
Les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 7,5 milliards d’euros.
L’investissement a augmenté de seulement 900 millions d’euros.
Réponse de le 03/04/2014 à 7:52 :
Bonjour
vous avez raison...
France championne de l'assistanat...AME,CMU,AL,APL,AF etc...
demain il sera trop tard
Réponse de le 05/04/2014 à 11:57 :
La sécurité sociale qui représente 1/3 du PIB augmente structurellement avec la population. Les fonctionnaires même si on n'en recrutait plus et même en gelant le point d'indice constituent une masse financière qui baisserait très faiblement (à cause du GVT et du faible taux de départ naturel). Pour faire baisser rapidement les dépenses, une seule solution : arrêter d'acheter.
a écrit le 01/04/2014 à 12:09 :
Il faut demander à l'UMP ces professionnels spécialistes de la chose
Réponse de le 01/04/2014 à 14:47 :
Hhmm.. Un doute m'habite. Dès qu'ils approchent une caisse, c'est dangereux...
a écrit le 01/04/2014 à 11:40 :
Un seul chiffre doit focaliser la discussion: 57,1 % du PIB en dépenses public.tant quel on n'aura pas ramené ce chiffre dément au niveau normal d'un pays comparable , le reste c est de la discussion sans grand intérêt car cette situation est purement intenable sur le long terme.
Réponse de le 01/04/2014 à 12:20 :
Bonjour,

Pourtant les modèles Suédois ou Danois qu'on nous vante ont un niveau de dépense public équivalent.
seule petite différence, eux ont refusés l'euro et ont pu dévaluer leur monnaie pour relancer leurs exportations...ce qui explique en partie leur bonne santé.

d'autre part dans ces 57% de dépenses il faut bien comprendre que plus de la moitié est directement réinjecté en aides aux ménages, qui se transforme donc en consommation.

si demain vous deviez payer vos frais de santé en totalité, payer les frais de scolarité de vos enfants, payer ceci et cela qui est remboursé par l'état, il ne vous resterait plus grand chose dans les poches pour consommer quoi que ce soit...et votre vie serait bien plus dure a supporter.

La croissance (celle qu'ils attendent tous), c'est a 70% la consommation des ménages. il ne faut pas l'oublier.

la France a injectées plusieurs centaines de milliards pour sauver nos banques. Drôle de socialisme, c'est plutôt là qu'on aurait du éviter de mettre de l'argent non ?
Réponse de le 01/04/2014 à 15:47 :
c'est au prix de 200 milliards de gaspillages de mauvaises dépenses qui tuent massivement l'emploi par les impôts et taxes, d'où chomage, impôts pour financer les déficits..etc etc , le cercle totalement vicieux qui nous améne au fond du gouffre...
par ailleurs, rine n'est gratuit, c'est payé avec nos impôts....en payant au passage ls 5 millions de fonctionnaires au chaud et bien payés.... donc le privé c'est moins cher et c'est la relance par les économies faites...
Réponse de le 01/04/2014 à 16:14 :
La France n'a rien injecté pour sauver nos banques. Elle leur a accordé des prêts (loin de centaines de milliards d'ailleurs) qu'elles ont remboursé intérêts compris.
Réponse de le 01/04/2014 à 16:41 :
Vous etes en train de nous expliquer que grace à l 'état nous retouchons de l'argent que l'on nous a pris , mais au fait qu ' as t on prélevé à Leonarda et à son papa ?
a écrit le 01/04/2014 à 11:09 :
analyse loin du y'a k faut que ! Rendre facultatif certaines contributions qui relèvent de l'assurance , pourquoi pas ? mais quid de la cigale ? Dans un pays de proprios ,
a écrit le 01/04/2014 à 11:04 :
C'est le coût des transferts sociaux qui plombent le déficit. Les français ne payent pas leur prestations sociales à leur juste prix, le fonctionnement de l'Etat n'étant pas le plus dispendieux (20/25% du coût total! comme la plupart des États). Juste pour info. étant à ll'étranger, je vous donne les prix : Éducation (3 enfants) : € 5000/trimestre ; Santé : €500/mois ; retraite : €1700/mois... Alors ? Les français grincheux ? Sans conteste, je m'en tirerais mieux en France... Au détriment du budget français !!!!!!
a écrit le 01/04/2014 à 10:45 :
Il faut un tueur ( chasseur de coût) dans chaque administration. Les économies se décident sur le terrain pas d'en haut ou l'on ne voit rien.
Réponse de le 01/04/2014 à 14:07 :
la solution est très simple SUPPRIMER ..les statuts spéciaux ainsi les régimes spéciaux source d'inégalité seul condition de reprise que le mot EGALITE ..soit notre slogan
a écrit le 01/04/2014 à 10:34 :
Bonjour,

Les états de l'UE se sont surendetté pour recapitaliser leur système bancaire... de l'argent public (notre argent) qui a finit dans des institutions privées. faut-il le rappeler ? +40% de dette / PIB dans l'ensemble de la zone euro.

Pourquoi la population doit-elle maintenant payer les pots cassés des erreurs des banques ? ras le bol de payer pour ces gens.

L'UPR va se présenter pour les listes européennes...il ne faut pas me le dire deux fois !
a écrit le 01/04/2014 à 10:18 :
Renvoyer toutes les charges sur les ménages est surement très efficace pour équilibrer le budget de l'état, semble t'il. Yaka fokon...

Sauf que, les USA que vous semblez prendre comme exemple à suivre sont le pays le plus surendetté au monde non seulement pour ce qui est de l'état fédéral, mais aussi des états (dont certains sont tout simplement en faillite) et également des ménages.
a écrit le 01/04/2014 à 10:10 :
Une solution est possible . Il faut diminuer le nombre de services et d'organismes publics qui font le même travail . Il faut supprimer nombre d'offices ou commissions qui ne servent à rien. Il faut simplifier le nombre de démarches administratives , le faire et non pas en parler. Il faut aller à l'essentiel de ce qui est utile pour les citoyens. Revoir sans doute également les indemnités de tous les politiques qui cumuleraient moins si il y avait moins d'argent à percevoir.
Réponse de le 01/04/2014 à 10:27 :
Bien sûr que c'est possible. Le déficit est une connerie. N'importe quel ménage est capable de boucler son budget en serrant quelques dépenses quand le déficit à résorber est de quelques %.

C'est la facilité du recours à l'endettement (et les grosses c...es de Sarko) qui nous ont mené dans le mur.
Le budget de la sécurité sociale n'aurait jamais dû être en négatif deux ans d'affilé. C'est un régime d'assurance ! Si on ne peut pas comprimer les dépenses, il faut augmenter les cotisations. S'endetter pour celà c'est proprement criminel.
a écrit le 01/04/2014 à 10:01 :
ET D'AUTRES COMPORTEMENTS ! Un exemple :
"Guillaume Pepy avait pourtant juré qu’on ne l’y reprendrait plus… Epinglé en février 2013 par la Cour des comptes sur ses dépenses en communication excessives, le patron de la SNCF avait promis de se restreindre. Fini les séminaires de cadres à plusieurs millions d’euros… A l’écouter, même les traditionnels vœux de nouvelle année aux élus allaient être un modèle de frugalité : «Cette fois, on fait simple, hein !», avait-il recommandé à ses équipes cet automne. Avant d’opter pour… le rez-de-chaussée du Quai d’Orsay, le fastueux siège du ministère des Affaires étrangères. Un décor de rêve dont la seule location aurait coûté 30 000 euros… «Que voulez-vous, la com, c’est son péché mignon», sourit un dirigeant. Depuis son arrivée en 2008, l’hypermédiatique président n’est en effet jamais à court d’une déclaration télévisée quand il s’agit d’apaiser la colère des usagers. Seulement voilà, ce beau vernis ne suffit plus à masquer les dysfonctionnements de la vieille compagnie ferroviaire" source CAPITAL.fr

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