Comment la Bourse de Paris cède du terrain sur l'échiquier boursier mondial

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Infographie La Tribune
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En 2010, la capitalisation de la Bourse de Paris a accusé la plus forte baisse relative par rapport aux autres Bourses mondiales

La crise de la dette souveraine en zone euro a bel et bien incité les investisseurs à se désengager des Bourses du Vieux Continent en 2010. Et notamment du côté de celles où le secteur financier représentait, comme pour le CAC 40, une part prépondérante dans les différents indices concernés. Selon, un palmarès effectué par Bloomberg, la France, l'Espagne et l'Italie figurent parmi les grands perdants des craintes de marché suscitées par l'état des finances publiques des pays dits « périphériques ».

Le poids relatif de la Bourse de Paris à l'échelle mondiale a fondu de 0,75 point et ne représente plus que 3,38 % du montant total de la capitalisation des principales places boursières de la planète. Il s'agit là de la plus forte baisse relative du classement effectué par Bloomberg. Elle est suivie de près par les Bourses de Madrid (- 0,5 point) et de Milan (- 0,34 point). Plusieurs raisons expliquent ces mauvais résultats, surtout du côté de l'Hexagone. Premières victimes collatérales des turbulences grecque et irlandaise, les valeurs financières, qui constituent 17 % de l'indice CAC 40, ont largement contribué à pénaliser la Bourse de Paris l'an dernier.

La France cède sa sixième place

Il convient également de prendre en compte, comme d'ailleurs pour toutes les Bourses de la zone euro, un effet devise défavorable dans la mesure où les montants des capitalisations boursières recensées par Bloomberg, sont exprimés en dollars. Ces résultats méritent toutefois d'être relativisés. Le poids de la Bourse de Paris dans l'échiquier boursier mondial est nettement plus significatif que ses homologues européennes. Dès lors, toute variation se traduit mécaniquement par un impact plus important, en termes de points de pourcentage. In fine, la France a cédé sa place de sixième plus grand pays d'un point de vue de sa capitalisation boursière au Canada, qui a profité de la flambée de ses indices boursiers nationaux et du rebond du dollar canadien dans le sillage du renforcement du billet vert.

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