Wall Street poursuit son repli

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Les places américaines ont ouvert dans le rouge ce jeudi alors que les demandes hebdomadaires d'allocation de chômage ont touché leur plus haut niveau en huit mois.

Wall Street se dirige vers une quatrième séance consécutive de baisse. Ce jeudi, les marchés sont pénalisés par la forte progression des inscriptions hebdomadaires d'allocation chômage, au lendemain de chiffres déjà décevants pour les embauches dans le secteur privé au premier trimestre et à la veille des statistiques officielles du département du Travail. En outre, les résultats du jour sont trop mitigés pour soutenir les indices à la hausse.

Peu après l'ouverture, le Dow Jones perdait 0,26% et le Nasdaq 0,55%.

Sur le front des statistiques, les inscriptions au chômage ont augmenté contre toute attente la semaine dernière pour atteindre leur plus haut depuis août 2010. 474.000 dossiers ont été déposés contre 431.000 la semaine précédente. Les économistes attendaient en moyenne 410.000 demandes d'allocation. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 431.250 - un plus haut depuis novembre - contre 409.000 la semaine précédente.

Du côté des valeurs, General Motors chute de 3,12% à 32,01 dollars. Le premier constructeur automobile américain a pourtant fait état de profits en très forte hausse au premier trimestre, à 3,2 milliards de dollars, plus de trois fois plus que l'an passé à la même époque. Par action, ils ressortent à 95 cents, soit 4 cents de mieux que le consensus des marchés. Son chiffre d'affaires a atteint 36,2 milliards de dollars, là où les analystes ne misaient sur que 35,6 milliards.

News Corp. perd 0,75% à 17,21 dollars. Le groupe de médias a déçu les marchés, en publiant un bénéfice net de 682 millions de dollars au titre du premier trimestre. Hors exceptionnels, cela représente 26 cents par titre, soit un penny de moins que les attentes. Le chiffre d'affaires du groupe dirigé par Rupert Murdoch a reculé de 6%, à 8,26 milliards de dollars. Les opérateurs escomptaient 8,42 milliards.

MetLife recule de 2,88% à 44,82 dollars et Prudential recule de 1,99% à 61,19 dollars. Les deux premiers groupes d'assurance-vie aux Etats-Unis ont pourtant battu le consensus au premier trimestre, affichant un bénéfice net respectif de 830 millions et de 589 millions de dollars. Les deux groupes ont par ailleurs fait état d'une exposition limitée à la catastrophe ayant touché le Japon.

Sara Lee abandonne 1,52% à 18,85 dollars. Le groupe agroalimentaire a publié des résultats inférieurs aux attentes, avec 137 millions de dollars de profits au troisième trimestre de son exercice décalé, soit 24 cents par action et hors exceptionnels. Le consensus s'élevait à 25 cents. En outre, le groupe a abaissé de 6 cents ses prévisions de résultats pour l'ensemble de l'année, ne tablant plus que sur un BPA allant de 79 à 83 cents.

Du côté des hausses, Estée Lauder s'adjuge 1,41% à 97,16 dollars. Le fabricant de cosmétiques a dépassé les prévisions des analystes au cours du troisième trimestre de son exercice décalé, dégageant 125 millions de dollars de profits. En excluant des charges de restructuration, le groupe affiche un BPA de 71 cents, nettement supérieur aux attentes (57 cents). Ses ventes ont grimpé de 16%, à 2,17 milliards de dollars, contre 2,05 milliards anticipés.

Enfin, Electronic Arts bondit de 5,20% à 20,95 dollars. L'éditeur de jeux vidéo a fait nettement mieux que prévu pour le compte de son quatrième trimestre. Le groupe a réalisé un bénéfice net de 151 millions de dollars sur la période et un chiffre d'affaires de 1,1 milliard de dollars. Les marchés n'attendaient que 920 millions de dollars de vente. Du coup, le titre n'est pas sanctionné alors qu'EA s'attend à une perte plus importante qu'attendu lors du trimestre en cours.

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