Electronic Arts profite de son virage vers le numérique

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L'éditeur américain de jeux vidéo a publié dans la nuit de mercredi à jeudi une réduction plus importante que prévu de sa perte nette, au titre de l'exercice 2010/2011. Le chiffre d'affaires tiré des jeux numériques a doublé sur le seul quatrième trimestre.

C'était il y a près d'un an. En juin 2010, Electronic Arts lançait son jeu de football "Fifa Superstars" sur Facebook, anticipant la dématérialisation des jeux vidéo. Le groupe américain a eu le nez creux, les jeux sur les réseaux sociaux rencontrant un succès croissant. Ce virage bien négocié vers le numérique a permis à Electronic Arts de publier, dans la nuit de mercredi à jeudi, une réduction plus importante que prévu de sa perte nette, ramenée à 276 millions de dollars sur l'exercice 2010/2011, contre un déficit de 677 millions un an auparavant.

Les jeux numériques représentent désormais près du quart du chiffre d'affaires global

"Nous sommes partuculièrement fiers de la croissance de notre activité numérique", dont les recettes ont doublé sur le seul quatrième trimestre, permettant au résultat net de repasser dans le vert au cours des trois derniers mois de l'exercice, s'enorgueillit John Riccitiello, directeur général d'Electronic Arts. Sur l'ensemble de l'exercice écoulé, le chiffre d'affaires tiré des jeux numériques a atteint 833 millions de dollars, soit près du quart (23%) de l'activité globale du groupe. La Bourse a apprécié, l'action gagnant 3% dans les échanges électroniques après la clôture de Wall Street.

Electronic Arts enchaîne les acquisitions dans les jeux pour mobiles

Le pôle numérique devrait poursuivre sur sa lancée au cours des prochains mois, Electronic Arts ayant annoncé mardi l'acquisition du studio australien Firemint, spécialisé dans les jeux pour appareils mobiles. Un peu plus tôt, le groupe avait fait main basse sur Mobile Post Production, une société qui adapte les jeux vidéos pour les téléphones portables.

 

 

 

 

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Commentaires
a écrit le 10/05/2011 à 9:22 :
Oui enfin il faut bien qu'ils fassent payer d'une manière ou d'une autre. Et puis l'argument: "avant on payait 30 euros une extension" ne tient pas du tout, les coûts et délais de développement d'un jeu aujourd'hui sont tels que ce n'est pas comparable...
a écrit le 05/05/2011 à 13:10 :
A terme ce genre d'initiatives de la part d'EA (qui au passage, est "pour le moment le seul studio du monde" a faire payer un cout supplémentaire pour l'achat d'un jeu d'occasion (pour exemple, un joueur ayant acheter Battlefield : Bad Company 2 d'occasion, doit acheter un pass online a un prix...dérangeant sur le Playstation Network, le Xbox Live ou Le site de EA (pour les joueurs PC) pour pouvoir jouer en ligne...prix total > prix du jeu neuf) A terme, ce genre de processus de dématérialisation du gaming finira par tuer le marché de l'occasion, et probablement les enseignes spécialisées en Jeux Vidéos (GAME et Micromania pour ne citer que les plus grands) qui ne font pas vraiment leur marge sur le neuf (les jeux vendus au prix le plus bas par les producteurs, nottement les GTA qui font partis des jeux les plus bas à l'achat de masse qui n'excède JAMAIS 25%) de mémoire la moyenne de taux de marque tourne autour des 15%...c'est bien peu. EA est d'ailleurs un expert du "Paye encore et encore et encore", alors qu'avant on faisais des extensions depassant rarement les 30? pour une quantité plus qu'honnete de contenu additionnel...à présent chez EA on tourne a 10? l'heure de jeu en plus, voir parfois 5? pour quelques instants (Mass Effect 2, Dragon Age...).

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