Les marchés boursiers asiatiques accusent le coup

Les marchés financiers asiatiques et plus particulièrement chinois ont accusé le coup vendredi. Problèmes domestiques et internationaux minent le moral des investisseurs
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : Bloomberg)

La fin de semaine s'avère tendue sur les marchés boursiers asiatiques. La place coréenne a lâché 3,4%, celle de Hong-Kong 1,4%, celle de Tokyo près de 3% et celle de Shanghai 1,44%. Après un début d'année plutôt porteur, les investisseurs s'inquiètent aujourd'hui d'une série de problèmes d'ordre aussi bien domestique qu'international. Parmi le sujets de préoccupation locaux : l'évolution des prix de l'immobilier en Chine. Les prix moyens de l'immobilier chinois ont, en effet, poursuivi en avril leur mouvement de baisse pour le septième mois consécutif. Sur un mois, les prix des logements neufs ont baissé dans 43 villes grandes et moyennes sur 70, selon le Bureau national des statistiques. Les prix sont restés stables dans 24 autres et ont augmenté dans trois agglomérations. La baisse avait concerné 46 villes en mars. Le bâtiment est un secteur clé de l'économie chinoise qui génère à lui seul environ 10% du PIB, et nettement plus si l'on tient compte de la production d'acier et de béton en amont. Après avoir atteint des sommets qui ont fait craindre au gouvernement l'éclatement d'une bulle immobilière, le marché immobilier a commencé à se retourner à l'automne, mais Pékin a refusé jusqu'ici de lever les restrictions mises en place à l'acquisition de logements par les particuliers, de crainte de relancer la spéculation. "Nous devons fermement renforcer le contrôle du marche de l'immobilier", a même commenté vendredi dans la presse chinoise Zhang Xiaohong, un haut responsable du ministère de l'habitat.

la Chine s'inquiète pour l'Europe

Par ailleurs, la Chine ne cache pas son inquiétude vis-à-vis de l'évolution du dossier grec et de ses effets collatéraux sur la zone euro. « La Chine est très inquiète" de la crise dans la zone euro et veut convaincre les autres grands pays de s'engager en faveur de la croissance lors de la prochaine réunion du G20 », a affirmé Bob Carr, le ministre australien des Affaires étrangères, après une rencontre avec des responsables chinois .
Le responsable australien a rencontré cette semaine à Pékin son homologue chinois Yang Jiechi, ainsi que d'autres hauts responsables gouvernementaux. "Ils craignent que ce qui se passe en Europe représente une menace pour une croissance continue".
La Chine a affiché au premier trimestre 2012 une croissance de 8,1% sur un an, ralentissant pour le cinquième trimestre consécutif.Anticipant le ralentissement de l'économie, le gouvernement chinois a ramené pour cette année son objectif de croissance à 7,5%, contre 8% les années précédentes.

Une avance boursière qui s'effrite

Malgré cette baisse généralisée sur les marchés, vendredi, la Bourse de Shanghai est toujours dans le vert depuis le début de l'année, affichant un gain de 6,6%. Idem pour celle de Hong kong qui s'inscrit en progrès de près de 3%, sur la même période. Cela étant, la hausse obtenue depuis le début 2012 commence à s'effriter. De la même manière que celle des places européennes, celles-ci étant presque toutes aujourd'hui dans le rouge, mi à part Francfort qui s'adjuge encore 6,8%.
 

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaire 0

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

Il n'y a actuellement aucun commentaire concernant cet article.
Soyez le premier à donner votre avis !

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.