L'aversion au risque reprend la main

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Malgré des résultats trimestriels globalement bien accueillis en Europe et une légère amélioration de la conjoncture aux Etats-Unis, notamment après un net redressement de la confiance des consommateurs américains qui culmine au plus haut depuis juillet 2007, l'aversion au risque continue de dominer les échanges.

La situation de la Grèce reste au c?ur des préoccupations alors que le versement de la prochaine tranche d'aide internationale pourrait être repoussé de plusieurs semaines. Or, le temps presse. Alors que les caisses sont vides, la Grèce doit faire face au remboursement de 5 MdsE de dette arrivant à échéance dès vendredi. La Grèce a pourtant voté un nouveau budget de rigueur inclut un plan d'économies supplémentaires de 18 milliards d'euros, mais les ministres des fiances de la zone euro n?ont pas encore dit si les conditions pour recevoir la prochaine tranche d'aide de 31,5 milliards d?euros étaient réunies.

De quoi alimenter l?incertitude quant au spectre d?une faillite de la Grèce alors que parallèlement l'Espagne qui s'enfonce peu à peu dans la récession, n'a toujours pas demandé une aide à la BCE. En conséquence, le rendement espagnol à 10 ans se tendait de 5 points de base pour se négocier à 5,85% entrainant dans son sillage le rendement italien au contact des 5%.

Perspective d?un « fiscal cliff » aux Etats-Unis

Par ailleurs, l?aversion au risque profitait également de la perspective d?un « fiscal cliff » aux Etats-Unis car faute d'accord entre le Congrès et la Maison blanche, 600 milliards de dollars de réductions de dépenses et de hausses d'impôts entreront automatiquement en vigueur au début 2013, menaçant ainsi le pays d'un retour en récession. Les obligations des pays refuges profitaient de ce regain de tension avec un rendement sur le bund à 10 ans qui se négociait à 1,34%, au plus depuis deux mois. L?OAT française se détendait également de un point de base pour se négocier à 2,11%, signe que c?est bien l?aversion au risque qui domine les échanges.

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