Eurazeo rapatrie Carambar en France

 |   |  416  mots
(Crédits : Licence Creative Commons Sylvain Naudin)
Carambar, Poulain, Krema, Rochers Suchard, La Pie qui Chante, Malabar... C'est tout un portefeuille de marques historiques qui sont rassemblées dans une même société française ce mardi. Le but de cette opération, menée par l'un des premiers investisseurs cotés en Europe, est que 100% des produits du nouveau groupe soient "Made in France" à l'horizon 2020.

Virginie Morgon, directrice générale d'Eurazeo, évoque "des marques magnifiques au potentiel sous-développé", tandis que Pierre Le Tanneur, président du conseil de surveillance de CPK s'enthousiasme :

"La création de ce nouveau groupe est un événement rare. On utilise souvent les superlatifs pour décrire les projets entrepreneuriaux, mais le projet est réellement unique."

Les fameux bonbons Carambar, mais aussi le chocolat Poulain ou les Rochers Suchard, les confiseries Krema ou La Pie qui Chante, mais encore les Pastilles Vichy, sans oublier les bubble-gums Malabar, etc., c'est un portefeuille de douze marques aussi emblématiques qu'historiques qui sont désormais rassemblées dans le nouveau groupe CPK, et sa filiale opérationnelle Carambar & Co détenue à 100%, sous l'égide du fonds d'investissement Eurazeo, précise celui-ci dans un communiqué ce matin.

L'opération qui vient d'être finalisée avec Mondelez, géant de l'agroalimentaire et précédent propriétaire des marques précitées, initiée en mars 2016, a nécessité près d'un an de préparatifs. Elle implique quelque 900 salariés, dont 750 sur les cinq sites de production en France : Blois (Loir-et-Cher), Marcq-en-Barœul (Nord), Saint-Genest et Vichy (Allier), Strasbourg (Bas-Rhin).

CPK veut devenir un champion de la confiserie et du chocolat

A terme, CPK doit devenir complètement autonome avec comme objectif 100% des produits du groupe fabriqués en France à l'horizon 2020. C'est pourquoi un plan de réorganisation industrielle a été défini qui prévoit des transferts entre certaines lignes de production de Mondelez International et des sites de CPK. Mondelez International maintiendra sa production en la diminuant jusqu'à l'obtention de la pleine capacité des nouvelles lignes de production de CPK. Un investissement de 35 millions d'euros est prévu uniquement pour ce volet industriel.

CPK vise non seulement à augmenter très sensiblement les volumes produits mais également à devenir un champion du secteur : pour y parvenir, il compte sur la redynamisation marketing de ces marques à très forte notoriété, ce qui passera par un "quasi-triplement des investissements marketing et publicité".

Le fonds d'investissement Eurazeo, qui détient 68% du capital de CPK (soit un investissement de 164 millions d'euros), continuera d'accompagner CPK au-delà de son incubation, précise le communiqué. Les 32% restants sont détenus par un groupe de co-investisseurs, incluant le management - notamment Pierre Le Tanneur, ancien DG de Spotless (Eau écarlate, K2R, etc.), ainsi que Patrick Mispolet et Matthieu Maillot, deux anciens du groupe Orangina-Schweppes.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 03/05/2017 à 0:56 :
enfin il était temps de rapatrier notre patrimoine national merci aux investisseurs j achèterait dorénavant les marques citer
a écrit le 03/05/2017 à 0:11 :
La reprise en main française de ces produits emblématiques fait plaisir. Souhaitons que CPK réussisse à atteindre un de ses objectifs majeurs : "A terme, CPK doit devenir complètement autonome avec comme objectif 100% des produits du groupe fabriqués en France à l'horizon 2020."
a écrit le 02/05/2017 à 10:32 :
Merci pour cet article et une bonne nouvelle de temps en temps ce n'est pas du luxe.

"ce qui passera par un "quasi-triplement des investissements marketing et publicité""

Par contre je ne vois pas en quoi une telle stratégie aurait besoin de tripler son investissement en publicité, d'une part comme votre article le souligne ces marques sont ultra connues et d'autre part le fait de les fabriquer en France aura forcément un impact positif sur la demande, quelques publicités ou inscriptions bien placées suffiraient largement.

Seul bémol à votre article, étant donné que ces noms sont très connus vous auriez pu faire l'effort de citer la totalité des douze marques en question.
Réponse de le 02/05/2017 à 22:56 :
Citoyen blasé et râleur, hein ? Ne boudons pas notre plaisir... Et puis, prendre les journalistes pour des carpettes... C'est usant, à la fin. Ah, une bonne dictature, hein, que demande le peuple !
Réponse de le 03/05/2017 à 11:05 :
"Citoyen blasé et râleur, hein ?"

En quoi vous permettez vous ce genre de phrase qui empeste la subjectivité à des kilomètres svp ? Pour qui vous prenez vous ?

"C'est usant, à la fin. Ah, une bonne dictature, hein, que demande le peuple !"

puis pouvez vous m'expliquer cette phrase incompréhensible c'est quoi de l'ironie du premier degrés ?

Qu'est-ce que c'est agréable de pouvoir commenter de façon libre dans une démocratie saine et non faussée hein...
Réponse de le 03/05/2017 à 11:32 :
Tiens je vous ai répondu mais ma réponse n'est pas passée.

Je ne pense pas que l'on va pouvoir me censurer celui-ci:

Je ne comprends absolument rien à votre commentaire, est-il ironique ? Est-il premier degrés ? Est-ce un peu des deux mais dans quelles proportions svp ?

Bref il me faut vraiment une traduction, merci.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :