Les restrictions sanitaires jettent un froid sur la Bourse de Paris, à -1,09%

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(Crédits : CHARLES PLATIAU)
Les marchés étaient saisis d'inquiétudes ce vendredi 22 janvier à la mi-journée, à quelques heures de probables nouvelles mesures anti-Covid prises au niveau de l'Union européenne. La perspective d'une reprise rapide dans la zone euro n'est plus qu'une chimère pour les investisseurs.

La Bourse de Paris creusait ses pertes (-1,09%) vendredi à la mi-journée, lestée par la perspective de nouvelles restrictions pour lutter contre la pandémie en Europe, et après des indicateurs PMI de mauvais augure.

Vers 13H14, l'indice CAC 40 s'enfonçait de 60,71 points à 5.530,08 points, après avoir déjà reculé de 0,67% la veille. Même regain d'inquiétudes ailleurs en Europe, Londres perdant 73%, Francfort 0,85% et Milan 1,88%.

A Wall Street, les contrats à terme sur les trois principaux indices se préparaient à une ouverture dans le rouge, après de nouveaux records enregistrés par le Nasdaq la veille.

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"Les marchés boursiers sont nettement dans le rouge" ce vendredi "en raison des craintes que les gouvernements européens puissent introduire des restrictions plus strictes afin d'essayer de lutter contre le coronavirus", résume David Madden, un analyste de CMC Markets.

L'Union européenne a appelé jeudi à éviter les voyages non essentiels entre les pays du bloc, jugeant la situation sanitaire "très grave" alors que l'Allemagne a franchi vendredi le cap des 50.000 morts du Covid-19.

La France a annoncé pour sa part qu'elle imposerait à partir de dimanche aux voyageurs en provenance d'autres pays européens la présentation d'un test PCR réalisé 72 heures avant le départ. Paris n'exclut pas un troisième confinement en cas de détérioration de la situation.

La BCE ne rassure pas

La Banque centrale européenne, qui a opté jeudi pour le statu quo concernant sa panoplie d'outils anticrise, a aussi fait part de son inquiétude quant au "risque sérieux" que fait peser sur la reprise la virulence de la pandémie.

Les effets des dernières restrictions continuent de se traduire dans les chiffres avec un recul de l'activité du secteur privé qui s'est accéléré en janvier dans la zone euro, faisant craindre une nouvelle récession sous l'effet du durcissement des mesures pour lutter contre le coronavirus, selon l'indice PMI composite du cabinet Markit publié vendredi.

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Ce retour en force de l'aversion au risque pénalisait au premier chef les secteurs les plus sensibles à la conjoncture et ayant déjà lourdement pâti de la crise engendrée par la pandémie, à l'instar des valeurs pétrolières ou encore du tourisme et des compagnies aériennes.

La demande de pétrole va-t-elle redémarrer ?

A Londres, BP perdait 2,61% à 285,70 pence et Royal Dutch Shell (action "B") 1,82% à 1.351,80 pence tandis qu'à Paris, les parapétroliers CGG (-7,28% à 0,87 euro), Vallourec (-5,27% à 24,81 euros) et TechnipFMC (-4,72% à 8,93 euros) figuraient parmi les plus lourdes pertes du SBF 120.

L'aéronautique pique du nez

Air France se repliait de 4,09% à 4,62 euros, tandis qu'Outre-Manche, Easyjet perdait 4,36% à 772,04 pence et IAG 4,14% à 150,45 pence. A Franfort, MTU Aero Engines reculait de 1,92% à 204 euros.

Rémy Cointreau à la peine

Le groupe de spiritueux ne profitait pas (-0,96% à 145,00 euros) de la nette hausse des ventes enregistrée au troisième trimestre de son exercice décalé, portée par la consommation à domicile aux Etats-Unis, après un premier semestre plombé par la crise sanitaire.

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Compagnie des Alpes surnage

Compagnie des Alpes était l'un des rares titres dans le vert à Paris (+0,11% à 17,92 euros) malgré un chiffre d'affaires au premier trimestre 2020-2021 divisé par cinq, ses activités dans les parcs de loisirs comme dans les stations de ski ayant été paralysées par la pandémie de Covid-19.

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Commentaires
a écrit le 24/01/2021 à 0:02 :
Dans mon dernier post j'ai dit qu'il fallait applaudir l'occasion qui nous est donné par la baisse de la bourse pour y investir son épargne et voila que "Bravo" se met à applaudir 70 fois. Bravo.
a écrit le 23/01/2021 à 11:35 :
Voilà un commentaire qui en dit long sur celui qui croit être un fameux visionnaire. Heureusement que je n'ai pas suivi de telles recommandations pour investir.
a écrit le 22/01/2021 à 19:10 :
Pour qui investi dans la bourse les soubresauts depuis un an sont porteurs en terme d'achat et de vente. J'attends encore un peu pour me remettre à l'achat la chute n'est pas au niveau de la réalité économique, revendre certainement après la vaccination ainsi de suite. D'autres événements économiques auront lieu bien après la Covid pour des gains Il est dommage pour ceux qui ont investi en assurance vie en euro ou ceux qui laissent dormir toute leur épargne sur des livrets A ou LDD de ne pas profiter de la bourse. Investir en bourse n'est pas être kamikaze mais vaut mieux s'y intéresser à titre personnel et éviter de passer par banques ou courtiers qui sont trop gourmands en commission. Il faut passer par les entreprises qui gèrent en direct, leurs commissions sont très basses à l'achat comme à la vente et souvent la gestion du compte est gratuite. Pour commencer choisir des entreprises sures avec un bonus pour celles qui distribuent des actions gratuites. Evitez tous ces journaux spécialisés qui ne sont pas fait pour les petits boursiers. Pour commencer investir 1000euros et regardez sur quelques mois ce que devient cet investissement. A quelques rares exceptions investir dans des entreprises industrielles de renom est gagnant. Attention à ceux qui parlent de rendement mirifiques investir entre 3 et 5 pour cent de rendement est une performance possible pour un boursier individuel. Ceux qui en parlent le mieux sont en général les salariés actionnaires de leur entreprise. Surtout n'écoutez pas nos ministres car même, celui qui pourrait être un exemple, celui de l'économie n'investit pas en bourse.
a écrit le 22/01/2021 à 14:54 :
Tout un chacun devrait applaudir et profiter pour y investir au moins une partie de son épargne au lieu de laisser dormir 450 milliards sur des livrets qui ne rapportent rien.
a écrit le 22/01/2021 à 14:48 :
"La perspective d'une reprise rapide dans la zone euro n'est plus qu'une chimère pour les investisseurs."

Les investisseurs vous savez ces multimilliardaires aux multiples conseillers financiers ou comptables ? Ben ils ont tous cru à cette chimère avec leurs salaires à 5 chiffres visiblement.

Alors qu'ici on savait bien que c'était des chimères, c'est franchement facile à voir même, peu de gloire, et en plus c'est gratos ! C'est quand même ballot de dépenser autant de pognon pour rien systématiquement hein ? On peut vous en apprendre plein d'autres ! Que vous n'avez certainement pas envie d'entendre mais bon ensuite faut pas se plaindre d'être sans arrêt dans les choux.

Au secours, on est guidé par des girouettes aveugles et sourdes.
a écrit le 22/01/2021 à 14:23 :
La Bourse, ce n'est pas l'économie, eh bien si, un peu quand-même.
Compte tenu de l'évolution négative de la pandémie dont on ne sait pas quand on va en sortir, (si tant est qu'on en sorte un jour, vu la vitesse où les variants déboulent!), la récession est inévitable, ce qui devrait entraîner des "troubles" sur fond de démocratie et de liberté. Nous sommes en guerre dixit not'President, les 2 dernières ont duré 4 ans. Le meilleur moyen d'écourter un guerre, c'est de la perdre. Acceptons de la perdre face au coronavirus puisque nous l'avons déjà perdue.

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