Libéralisation du marché : Autocars Pascal (Agen) prêts à démarrer

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
En découvrant ce matin, l'information concernant l'annonce du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, qui souhaite lever les contraintes qui pèsent sur le secteur du transport par autocar afin de le libéraliser, Philippe Pascal, dirigeant de la société familiale Autocars Pascal (siège à Agen, 70 salariés, 60 véhicules et 4,5 M€ de chiffre d'affaires) s'est dit satisfait.
Concernant généralement une clientèle de seniors, le tourisme par autocar, souffre, en effet, de l'amélioration des conditions de vie, de santé et de mobilité, de ces derniers qui lui préfèrent de plus en plus l'avion, voire le camping-car.
C'est vrai mais pour autant, en France, selon Bercy, le transport en autocar n'est emprunté que par 100.000 passagers par an quand il atteint 30 millions de passagers en Grande-Bretagne ! Un écart qui s'explique principalement par des réglementations françaises ultra strictes, pour ne pas dire kafkaïennes, qui s'appliquent aux sociétés privées. Jugez plutôt : pour ne pas faire concurrence aux bus des conseils généraux ou régionaux, on leur impose de se développer surtout à l'international et de ne pas faire plus de la moitié de leur chiffre d'affaires à l'intérieur du territoire français... En clair, pour commercialiser un éventuel Paris-Bordeaux, une société privée doit intégrer le passager dans une ligne Paris-Bilbao, mais elle doit aussi s'assurer que moins de la moitié des passagers du car s'arrêtera à Bordeaux... en cas de dépassement, et ce même si l'autocar est à moitié vide, elle ne peut plus commercialiser le fameux billet Paris-Bordeaux.
Une fois ces barrières tombées, le marché devrait décoller.
Un marché qui, si son ouverture se confirme, va voir monter en puissance des acteurs majeurs, déjà présents sur les lignes internationales comme le déjà cité iDBUS, filiale de la SNCF, ou encore Eurolines, filiale de Transdev (groupe Caisse des dépôts et Veolia Environnement), mais qui ouvre désormais l'appétit des acteurs locaux à l'image de l'agenais Autocars Pascal. Au-delà de l'activité de transport, "c'est l'activité de vente de maintenance de matériel roulant qui va bénéficier, à l'image de la société girondine Bacqueyrisses (Bruges, 50 salariés, 21 M€ de CA), de cette ouverture et des besoins qu'elle va générer !"
Pascal Rabiller
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