Google Launchpad : ascenseur ou toboggan pour les startups ?

Pauline Douillac

Pauline Douillac
Le calme après la tempête. C'est ce que vivent aujourd'hui les 12 startups sélectionnées sur les 37 candidatures reçues pour participer au Launchpad, organisé par la petite startup fondée dans un garage de Menlo Park (Californie) devenue un géant du web et Aquinum, l'association des professionnels du numérique en Aquitaine, qui a accueilli l'événement au Node. Les cinq jours auront été, à l'unanimité, intenses, aussi bien pour les mentors que pour les jeunes entrepreneurs.
"Les mentors, présents une journée sur les 5 en fonction de leur spécialité, ressortaient d'une journée de coaching vidés. Même chose pour les startups sauf qu'elles ont accumulé cinq journées à raison de 2 à 3 mentors différents par jour", explique Pierre Benayoun, qui portait à la fois la casquette d'organisateur et de participant avec son application Android Activity report, qui conseille l'utilisateur sur ses activités en se basant sur la mesure du temps passé à marcher / faire du vélo, être en véhicule...
Du côté des startups, le ressenti est plutôt positif. Le chemin semble s'être dégagé pour certains. L'expérience aura aussi permis d'intégrer le tissu économique régional.
Ces cinq jours auront permis aux startupeurs de se recentrer sur leur activité principale et le consommateur. Switcharound.com développe un service de sous-location de logement étudiant dédié aux écoles et universités.
Un recentrage qui va s'appliquer très prochainement au modèle économique de la startup. En plus de vendre son service aux écoles et universités partenaires, Switcharound.com se rémunérera via une commission auprès de l'étudiant qui aura sous-loué son logement.
Pas de virage à prendre sur le modèle économique chez Co-rider.fr mais un retour aux sources s'est imposé.
La startup est aujourd'hui à quelques semaines de son lancement et finit les dernières retouches au module de paiement avant de boucler sa campagne de financement participatif dans une dizaine de jours. "Nous avons gagné en visibilité, nous avons nos premiers dons qui viennent de personnes qui ne sont pas de notre réseau."
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Pierre Benayoun a sa manière de résumer l'expérience : "Ca fait du mal mais ça fait du bien." Son application Activity report a pu être décrite comme "une petite application sympa mais qui peut vite être copiée par les Chinois". Au final, du Google Launchpad est né Coach Marcel et non plus Activity report. Pierre Benayoun veut miser sur le côté "franchouillard" qui marche bien à l'export et cite l'exemple de son copain du Slip français. Le concept de son appli reste presque le même : il suffira d'indiquer ce qu'on a mangé à l'application, et avec les données du temps passé à marcher / faire du vélo, être en voiture, l'application pourra suggérer de faire 30 minutes supplémentaires de vélo ou un jogging si on a été trop sédentaire.
Malgré son statut de startup la plus avancée avec son moteur de recherche sémantique dédié à la musique qui propose non seulement un service de streaming donnant accès à un catalogue de plus de 40 millions de chansons mais aussi un comparateur de prix dédié à la musique (enregistrements, billetterie, produits dérivés), Blitzr a tout de même tiré des enseignements notamment en stratégie produit et en expérience utilisateur, domaines dans lesquels les fondateurs étaient moins à l'aise.
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Le Launchpad semble donc avoir convaincu du côté de Bordeaux et certains comme Hélène Desliens ou François Naud avancent que le format a tout intérêt à être répété au sein des auberges numériques, incubateurs, associations... Avis aux volontaires.
Pauline Douillac
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