Le glacier Ô Sorbet d’Amour entre en bourse !

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Bourse, Chine, franchise, Portugal... les glaces artisanales Ô Sorbet d'amour s'enrichissent de nouveaux parfums au goût d'ambition.
Sous la houlette de son dirigeant, Pascal Hamon, le glacier s'apprête à entrer en Bourse. Une entrée en Bourse sur le marché libre qui devrait concerner, dans un premier temps, 10 % du capital de la société qui emploie 12 personnes à ce jour.
"Pour nous, cette introduction, qui interviendra fin novembre-début décembre, est un tour de chauffe", expliquent en chœur Pascal Hamon et Louis Thannberger, spécialiste de l'introduction boursière (sté IPO N°1) qui l'accompagne dans sa démarche aux côtés de la Compagnie Juridique et de Champeil Asset Management qui prépare le dossier d'introduction.
Ancien cadre dans la restauration collective, directeur des opérations pour le groupe Gérard Joulie (une dizaine de brasseries à Paris) puis ex-franchisé Class'Croûte, Pascal Hamon, par ailleurs restaurateur en Bordelais (Chémoi et K2) a mis en place une stratégie de développement ambitieuse pour Ô Sorbet d'Amour.
Cette stratégie s'est d'abord traduite par la mise en place d'un nouveau logo, d'une charte commerciale différente et trois ouvertures majeures de point de vente en propre (Porte-Dijeaux et Promenade Sainte-Catherine à Bordeaux puis Mérignac à la fin du mois d'octobre).
Aujourd'hui, le principal axe de développement du glacier artisanal de La Teste (Gironde) c'est la franchise. "C'est notre priorité absolue désormais", assure Pascal Hamon. "Nous avons les produits et la marque pour cela. Notre objectif en France est de 50 boutiques en quatre ans, principalement dans les zones balnéaires, côte ouest, sud-ouest et grandes villes".
Mais la France n'est pas le seul objectif d'Ô Sorbet d'Amour. "En février nous ouvrons une première franchise au Portugal, à Porto. Plusieurs autres suivront."
Une "broutille" ou presque au regard de ce qui se dessine en Chine.
Si l'outil de production situé à LaTeste est capable de passer d'une production actuelle de 200.000 litres par an à 800.000 litres à périmètre constant, il est certain qu'en cas de succès du contrat chinois, les choses devraient évoluer.
Au-delà de la franchise et de la master franchise, Ô Sorbet d'Amour entend renforcer ses positions sur le marché B to B, via la CHR. Aujourd'hui les glaces girondines sont proposées dans une quinzaine d'établissements en France. Grâce à un accord de distribution passé il y a quelques jours avec le groupe familial Pomona, ce chiffre devrait fortement se développer dans les mois à venir.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

À lire également
La création du "club des chefs chefs" qui réunit des chefs étoilés et Meilleurs Ouvriers de France, sous la conduite de François Adamski, devrait, en mettant au point une recette originale tous les trois mois (Glace au caviar Sturia, crème glacée fraise-piquillos...) et en jouant le rôle d'ambassadeurs de la marque, participer de cette conquête des cartes des bonnes tables.
Pascal Rabiller