Art Lover Place, la startup qui casse les règles de l’art

Juliette Agay

Juliette Agay
"Nous avons créé le beau coin de l'art" : c'est ainsi qu'Hervé Gicquel résume l'intention et les ambitions de la startup Art Lover Place. Comme son nom l'indique, la jeune entreprise se positionne comme la place de marché sociale et locale des artistes et amateurs d'art. Régie par un modèle économique proche de celui du Bon Coin, la startup propose de découvrir et d'acquérir des œuvres d'art mais se différencie par sa rupture du modèle traditionnel de vente d'œuvres. Ses seuls revenus proviennent des ventes de reproductions, des abonnements aux galeries ou encore des publicités et goodies vendus sur le site.
La startup regroupe trois associés. Hervé Gicquel, son président et DAF (fondateur de Maxicheque ou encore Discount Presse), Pierre Yameogo, directeur artistique, et Benjamin Buhler, directeur marketing (ancien directeur de projet chez Fnac Direct) souhaitent par le biais de cette plateforme populariser l'art. Rendre le marché de l'art plus accessible, moins élitiste, telle est l'intention de la startup qui compte aujourd'hui plus de 360 artistes et 6.500 œuvres (dont 5.000 en vente) sur son site.
Evoquant ses objectifs pour les années à venir, Hervé Gicquel ne tarit pas d'idées. Augmenter le nombre d'artistes (arriver à 500 d'ici la fin du mois de mars et 5.000 d'ici l'année prochaine), développer l'application mobile, mettre en place la vente de reproductions, créer des expositions locales des artistes, intégrer des galeries virtuelles (initialement physiques) ou encore développer le data mining (exploration et analyse de données). Tous sont étroitement liés à la volonté de la startup de dupliquer son modèle à l'international et de développer ses innovations.
Plutôt que d'évoquer le chiffre d'affaires d'Art Lover Place, Hervé Gicquel préfère insister sur le volume d'affaires généré :
Autant d'objectifs ambitieux demandent nécessairement des fonds. La startup cherche 1 M€ courant 2016 qui seront essentiellement utilisés pour son internationalisation. Art Lover Place s'est également vu attribuer une subvention de 20.000 euros par BPIfrance dans le cadre d'une bourse French French, pour le développement de son application mobile. Outre les partenariats que les associés espèrent nouer avec Cultura, Accor ou La Poste, la startup prévoit un autofinancement jusqu'à la levée de fonds attendue prochainement et un point mort atteint fin 2017. Pour l'année 2016, trois recrutements et des missions de stage sont prévus. L'équipe s'agrandira, dès sa levée de fonds obtenue, d'une personne pour développer la partie galerie, une autre en charge de l'internationalisation et un community manager.
Juliette Agay
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