Santé : Stork-X8, ce drone prêt à voler à notre secours

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
En octobre dernier, lors du salon international ITS (salon du transport intelligent) de Bordeaux, le consortium bordelais DFL (Drone For Life), créé en 2013 autour de la thématique d'utilisation de systèmes de drones pour transporter en urgence, et en autonomie totale, des produits de santé, avait fait parler de lui en organisant des démonstrations de vols autonomes, au sein du stade Matmut Atlantique, du drone autonome Stork-X8.
Ce drone, qui combine des fonctions robotiques et aéronautiques, a sa doute marqué le leader français du transport de produits de santé, Flash BioLogistic.
En effet, cette filiale du groupe de messagerie express Flash vient d'annoncer qu'elle rejoignait, au sein du consortium, les rangs déjà occupés par les sociétés Abott, BeTomorrow, Sysveo, DSAC-SO Aquitaine, le cluster aquitain des systèmes de drones Aetos, la DGAC, le Conseil régional, l'ARS et le CHU de Bordeaux. Dans le communiqué de presse annonçant l'information, Philippe Higelin, PDG du groupe Flash précisait que selon lui, les drones sont l'avenir du transport dans le domaine de la santé car plus rapides, plus propres et plus économiques.
Une accélération qui va se traduire, dès l'été prochain, dans le ciel de la métropole bordelaise et entre les hôpitaux Pellegrin d'un côté, situé au cœur de Bordeaux et l'établissement Haut-Lévêque situé à Pessac, soit à moins de 8 KM, par des vols tests de transports de produits santé...
Le drone en question, qui sera notamment doté d'une valise isotherme Flash BioLogistic dont la température est contrôlée en permanence à distance grâce à un système innovant de monitoring, est un concentré de technologie.
Dès que module d'arbitrage choisira le transport par drone, celui-ci assumera seul sa mission.
Tests de vols du Stork-X8 de DFL avec des produits du laboratoire Abott
Il prévient tout seul la DGAC, annonce son plan de vol. Dès qu'il a obtenu l'autorisation, il décolle et accompli son parcours seul, en fonction des données fournies par ses capteurs et sa programmation. Ce vol reste bien entendu sous contrôle, mais en cas de rupture de liaison radio avec le PC il se met également seul en sécurité sur une des zones de repli qui seront établies sur le parcours.
"Nous sommes d'ailleurs en train d'identifier ces différentes zones et d'obtenir des autorisations d'atterrissage d'urgence", souligne le dirigeant de BeTomorrow qui, en plus de gérer et coordonner le projet DFL travaille tout particulièrement sur la brique de contrôle de ce drone.
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Ce programme DFL a déjà nécessité 500.000 euros d'investissement et devrait encore en mobiliser autant, pour boucler la phase expérimentale. Une phase essentielle car elle va permettre de lever des inconnues qui vont permettre au consortium réuni sous l'acronyme DFL de pouvoir commercialiser, dès 2017, ses premier drones champions de la livraison urgente qui sauve des vies.
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