Cosmétique : avec NoxiDoxi la pollution s’efface en beauté

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Pas facile de se faire une place dans le marché de la cosmétique dominé mondialement par des géants... sauf quand on est, dès 2013, positionné en expert de la recherche et du développement sur un sujet à peine émergeant mais qui se révèle être un des plus porteurs pour l'avenir du secteur.
C'est précisément ce qui est en train de se produire pour NoxiDoxi, marque créée et portée depuis 2013 par Soumya Tahiri, ancienne cadre international pour de grandes marques de cosmétiques. Installée à Bordeaux, Soumya débarque seule sur le marché de la cosmétique simplement armée de molécules capables de transformer en business une conviction, née de son expérience : les produits cosmétiques capables de lutter contre les effets du tabac et de la pollution, bref de la vie citadine.
Sa stratégie fait mouche assez rapidement. Moins de deux ans après le lancement des premiers produits NoxiDoxi, la marque bordelaise, d'abord distribuée en pharmacies, puis dans les réseaux de parfumeries, s'avère rentable. En 2015, la société, qui compte alors 4 personnes, commence à tisser sa toile à l'international en validant son réseau de distributeurs.
Dans le même temps, NoxiDoxi, à l'issue de quatre mois d'étude de marché, a créé une filiale aux USA, basée à New York.
La petite société bordelaise au rayonnement désormais planétaire a placé 2016 sous le signe de la notoriété et de l'investissement pour NoxiDoxi qui vient de réussir une levée de fonds de 1,5 M€ (Business angels + Bpifrance) et qui va voir ses effectifs passer de 4 à 8 personnes dans les semaines qui viennent.
Après avoir consacré beaucoup d'effort à installer la marque à l'export, la société bordelaise entend, très rapidement, renforcer son ancrage sur le marché français. Le référencement annoncé de sa gamme sur le site Nocibe.fr devrait y contribuer un peu au moins en termes de notoriété virale.
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Pensée, dès sa création, comme une PME et non une TPE, la société NoxiDoxi se dit en capacité de répondre au développement attendu de la demande.
NoxiDoxi n'en est pas (encore ?) là mais, restée fidèle à son ADN marqué par la R&D, la société bordelaise élargira, dès septembre, sa gamme de 6 produits, avec une innovation qui ne concernera pas le visage.
Le dépôt d'un deuxième brevet en fin d'année, et le lancement d'un produit unique au monde pour les yeux cette fois, confirment cette stratégie... qui suscite l'intérêt, voire la convoitise d'acteurs majeurs du secteur de la cosmétique. NoxiDoxi aurait déjà été draguée à trois reprises.
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Ces approches, qui témoignent, pour le moins, de la pertinence du modèle économique de NoxiDoxi n'ont, à ce jour, pas l'air de... polluer la marche en avant désormais mondiale de la PME bordelaise.
Pour adresser le marché des USA, où elle a créé une filiale (New York), NoxiDoxi a adapté le packaging et même les noms des produits de sa gamme (crédit photo NoxiDoxi)
Pascal Rabiller
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