Cité numérique de Bordeaux : voici le nom du probable repreneur

Mikaël Lozano

Mikaël Lozano
Le suspense plane depuis plusieurs semaines. En septembre, à l'occasion de l'opération "LGV N -1" organisé à Bordeaux à un an de la mise en service de la ligne à grande vitesse Océane entre Paris et Bordeaux, tombait une annonce surprise : la future Cité numérique avait trouvé un repreneur mystère. Cet espace de 27.000 m2 greffé sur l'ancien centre de tri postal de Bègles doit devenir le lieu totem de l'économie numérique pour la métropole bordelaise et y accueillera de nombreuses entreprises de toutes tailles. Elle sera livrée en deux tranches : une première à l'automne 2017, la suite à l'été 2018.
L'Etablissement public d'aménagement (EPA) Bordeaux Euratlantique, qui pilote le gigantesque projet urbain du même nom (2,5 millions de mètres carrés à construire sur 738 hectares autour de la gare Saint-Jean), est aussi l'aménageur, l'investisseur initial, à hauteur de 41 M€, et le commercialisateur de la Cité numérique. Une mission en passe d'être réussie puisqu'à ce jour, 80 % des espaces ont été vendus.
A l'époque, il rappelait également que l'EPA n'avait pas vocation à rester longtemps à la tête de la Cité numérique. Effectivement, l'investissement initial de 41 M€ aurait très probablement refroidi la quasi-totalité des acteurs financeurs. Mais, puisqu'elle est déjà commercialisée à 80 %, la donne change et deux investisseurs se sont positionnés spontanément. Des discussions exclusives ont débuté avec l'un d'entre eux, qui s'est engagé à respecter les conditions posées par Bordeaux Euratlantique comme le soulignait Stephan de Faÿ en septembre.
La Tribune est en mesure de vous révéler que l'investisseur mystère est Foncière des régions. Plusieurs sources extérieures au groupe et à Bordeaux Euratlantique confirment cette information. Les deux parties ne communiqueront de toute façon pas avant plusieurs semaines, puisqu'il s'agit pour l'heure de négociations exclusives et que rien n'est encore conclu. Une signature est envisagée avant le prochain Mipim, le salon international des professionnels de l'immobilier, qui aura lieu en mars prochain à Cannes.
Société d'investissement immobilier cotée, Foncière des régions disposait en 2015 d'un patrimoine total de 18 Md€. Cette même année, elle affichait des revenus locatifs de 549 M€ (part du groupe) et un résultat net récurrent de 333 M€. Très impliquée sur le marché des bureaux, réputée proche des collectivités et des grands comptes, elle est présente sur les marchés porteurs que sont l'Ile-de-France, les grandes métropoles régionales et le nord de l'Italie via sa filiale Beni Stabili. Le groupe est également positionné sur deux autres secteurs, les hôtels et murs d'exploitation ainsi que le résidentiel allemand.
La Cité numérique sera positionnée sur un modèle mixte avec des entreprises propriétaires de leurs locaux, et d'autres locataires au tarif unique de 140 €/m2.
Ce montage a visiblement séduit. Reste maintenant à conclure !
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L'édition Bordeaux de La Tribune, disponible à partir de jeudi 8 décembre, consacre une vaste enquête de 15 pages aux impacts économiques attendus de la ligne à grande vitesse Bordeaux - Paris. Rendez-vous chez votre marchand de journaux !
Mikaël Lozano