Bordeaux Euratlantique : déjà les premiers effets LGV !

Jean-Philippe Déjean

Jean-Philippe Déjean
L'opération "LGV N -1" organisée aujourd'hui à la Cité du vin à Bordeaux, en compagnie de Virginie Calmels, vice-présidente de Bordeaux Métropole, adjointe au maire de Bordeaux, en charge de l'Economie, de l'Emploi et de Croissance durable et présidente de Bordeaux Euratlantique, Stephan de Faÿ, directeur général de Bordeaux Euratlantique, et Guillaume Pepy, président du directoire de la SNCF, a "pour but d'associer tous les acteurs économiques à l'arrivée du TGV à Bordeaux en 2017 pour qu'ils se mobilisent, que tout le monde soit au même niveau d'information", a expliqué Virginie Calmels.
Guillaume Pepy, qui passe cette journée de vendredi à Bordeaux, semble avoir apprécié le compliment tout en restant sobre dans ses commentaires. Tout en remerciant Bordeaux Métropole et Euratlantique pour l'organisation de cette session "d'écoute et de travail", le patron de la SNCF a rappelé que le "nom de cette ligne et du service est Océane" et que son impact serait aussi important dans l'histoire du TGV que la création de la ligne Paris-Lyon. Une comparaison flatteuse qui ne saute pas spontanément aux yeux. Puis Guillaume Pepy a mis un coup de focale sur le chantier de la gare de Bordeaux Saint-Jean.
Avec la création de cette nouvelle ligne Océane, Bordeaux va hériter d'un tout nouveau TGV, sans équivalent dans le pays.
Visibles à partir du 14 octobre, les nouvelles rames Océane seront mises en service à compter du 11 décembre, mais sans la grande vitesse, puisque la LGV devrait démarrer le 2 juillet 2017. Attirer les chefs d'entreprises parisiens à Bordeaux et en Nouvelle-Aquitaine s'impose désormais comme un impératif catégorique et Virginie Calmels a annoncé la mise en service au départ de Paris d'un train inaugural ouvert aux entrepreneurs de la région parisienne pour leur donner envie de créer de l'activité à Bordeaux, sachant que ce coup d'accélérateur bénéficiera non seulement à la métropole mais aussi à la région tout entière. Le fameux train inaugural proposera des services sur mesure aux entrepreneurs mais sûrement pas de conditions tarifaires ristournées, "vous ne croyez tout de même pas que les dirigeants parisiens sont payés au RMI !", s'est amusé Guillaume Pepy.
Belvédère est un des très grands projets prévus à Euratlantique (DR).
S'il reste encore beaucoup à faire à Euratlantique, dont l'ambition est la captation de 15.000 emplois, par apports exogènes à Bordeaux Métropole, mais aussi et surtout, selon Stephan de Faÿ, grâce aux créations, ce gigantesque programme de 2,5 millions de mètres carrés, qui va s'étendre sur 30 ans, n'a pas calé au démarrage.
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L'établissement public d'aménagement Euratlantique, dont il est le DG, commercialise également la Cité numérique. Un espace de 27.000 m2 greffé sur l'ancien centre de tri de Bègles et voué aux entreprises du secteur numérique. Plusieurs PME bordelaises emblématiques de cette filière, comme Axyz, ont fait savoir depuis des mois qu'elles viendraient s'installer sur place. La Cité numérique préfigure-t-elle ce qu'il va se passer ailleurs dans Euratlantique ?
Stephan de Faÿ a annoncé ce matin que d'ores et déjà 80 % de la Cité numérique, qui doit être livrée fin 2017, a été vendu !
Les choses vont tellement bien que le patron opérationnel d'Euratlantique vient de trouver un investisseur qui va racheter la totalité de ce parc technologique voué au numérique.
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Rappelons que cette cité doit être livrée en deux ou trois tranches moyennant un investissement global de 41 M€. Nul doute que l'exemple de la Cité numérique finisse par faire rêver dans les chaumières...
Jean-Philippe Déjean