Charcuterie bordelaise : le préfet impose l'arrêt d'activités

Mikaël Lozano

Mikaël Lozano
Le préfet Pierre Dartout a décidé par arrêté préfectoral "l'arrêt immédiat des activités de production et de distribution des produits à base de viande prêts à être consommés de l'établissement Charcuterie Bordelaise à Villenave d'Ornon, à l'exception des jambons cuits et des jambons cuits à l'ancienne". Et le communiqué de la préfecture de Gironde n'y va pas par 4 chemins :
La direction marketing et communication de l'entreprise n'était pas joignable au moment d'écrire ces lignes. La préfecture de Gironde indique que toute reprise des activités suspendues ne pourra avoir lieu qu'après nouvelle inspection des agents de la Direction de la protection des populations.
Mercredi soir, Charcuterie bordelaise annonçait le retrait de huit produits vendus en grande distribution, dont ses rillettes, pâtés et grattons, après la découverte de la redoutée bactérie (renseignements au 05 56 85 87 11). Dans un communiqué, elle fait part de son "incompréhension totale", arguant que ses propres analyses n'ont pas trouvé trace de listeria, "à l'exception d'une rillette de porc non commercialisée en France et d'un pâté au piment d'Espelette faisant l'objet d'une procédure proposée et validée par les services vétérinaires".
Pour l'entreprise, c'est un nouvel épisode qui vient ternir une histoire déjà entachée d'une première alerte à la listeria en décembre 2015, qui faisait elle-même suite à des difficultés économiques la poussant au redressement judiciaire. Charcuterie bordelaise, fondée et dirigée par Arnaud Chedhomme, emploie une cinquantaine de personnes.
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