Bordeaux Unitec et l'agence AEC vers un mariage ?

Mikaël Lozano

Mikaël Lozano
L'idée revient à Stéphane Rochon. Nommé il y a trois mois directeur général de la technopole Bordeaux Unitec, basée à Pessac, il a mené à son arrivée un audit poussé avant d'établir son plan stratégique, validé en conseil d'administration. Y figure notamment la piste d'un rapprochement avec AEC, l'agence aquitaine du numérique.
Le conseil d'administration de Bordeaux Unitec a donné son aval au projet en décembre dernier. Celui d'AEC vient de lui emboîter le pas il y a quelques jours. Un groupe de travail va se réunir prochainement pour plancher sur trois hypothèses. La première, rien ne bouge. La 2e, les deux structures s'orientent vers un partenariat plus étroit, sachant qu'elles collaborent déjà. La 3e, elles fusionnent pour donner naissance à un acteur plus important de l'accompagnement des jeunes entreprises.
Dans ce dossier, la question des hommes compte. Stéphane Rochon, aujourd'hui patron de Bordeaux Unitec, connaît bien AEC : il en a été un salarié de 1995, à sa création, jusqu'au début des années 2000, avant d'embrasser une carrière d'entrepreneur. Président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset est aussi le président d'Unitec. Et la collectivité régionale est le principal financeur des deux structures, qui disposent d'un budget similaire (entre 1 et 1,2 M€ par an) et qui emploient 9 personnes chacune.
Stéphane Rochon est pro-fusion et s'en explique :
"Nous travaillons déjà sur l'organisation et beaucoup d'éléments opérationnels sont prêts. Mais il faudra que l'assemblée plénière de la Région se prononce", précise Jean-François Laplume, dans la mesure où AEC est une agence dépendant du Conseil régional.
Ce dernier ne devrait pas s'opposer à un rapprochement.
Au-delà de la question des compétences de chacune des structures, le contexte est aussi important. Il est double. D'abord, Bordeaux Unitec vient d'être choisie par le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine pour s'occuper de l'accélérateur de startups prévu dans le plan stratégique Startups Région. Très centrée sur la métropole bordelaise jusqu'à présent, elle va donc se teinter d'une coloration "nouvelle région" qu'elle n'avait pas pour le moment, contrairement à AEC. Ensuite, AEC est en charge de la préfiguration de l'animation de la Cité numérique, qui ouvrira ses portes en fin d'année à Bègles près de Bordeaux. Ce "lieu totem de l'économie numérique" verra des entreprises de toutes tailles s'y installer.
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Mathieu Hazouard abonde dans le même sens : "On a la Cité numérique en ligne de mire et il faut qu'Unitec et AEC y aient leur place. AEC est assez outillée et tous les acteurs disent qu'elle fait du très bon travail. La question est : est-ce qu'on franchit une étape supplémentaire et qu'on met les bouchées doubles ?" Au passage, il tend aussi la main à Digital Aquitaine, pôle d'excellence du numérique en Aquitaine, "qui est un réseau de professionnels mais avec qui des synergies sont possibles".
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