L'Enseirb-Matmeca veut accueillir davantage d'entreprises

Mikaël Lozano

Pierre Fabrie, directeur de l'Enseirb-Matmeca
Bordeaux INP

Mikaël Lozano

Pierre Fabrie, directeur de l'Enseirb-Matmeca
Bordeaux INP
Il faudrait dire Ecole nationale supérieure d'électronique, informatique, télécommunications, mathématique et mécanique de Bordeaux. Dans les faits, son petit nom est l'Enseirb-Matmeca. L'école d'ingénieurs est un des piliers de Bordeaux INP (Institut national polytechnique), et son directeur Pierre Fabrie, arrivé aux commandes en novembre dernier à la suite de Marc Phalippou, le dit sans ambages :
L'Enseirb-Matmeca pèse lourd : plus de 1.200 élèves ingénieurs, 6 spécialités (4 sous statut étudiant : électronique, informatique, télécommunications et mathématique et mécanique, 2 par alternance : réseaux et systèmes d'information d'une part et systèmes électroniques embarqués d'autre part). Mais aussi 110 enseignants et enseignants-chercheurs, autant d'intervenants industriels, 4 laboratoires de recherche adossés, 1 plateau technique et 1 fablab.
Que l'on parle de l'Université ou des écoles d'ingénieurs, on entend parfois dans la bouche d'entrepreneurs la petite musique qui les dit en retard et incapables de leur fournir en nombre suffisant des salariés pointus en matière d'intelligence artificielle ou de big data. Pierre Fabrie a une réponse toute trouvée : les moyens contraints des écoles.
Hors masse salariale et fonctionnaires, le budget annuel de l'école atteint 2 M€.
Se pose alors la question de la place des entreprises dans les enseignements. Historiquement, la France est assez frileuse sur le sujet, bien plus que sa voisine l'Allemagne par exemple où le monde entrepreneurial est par exemple bien plus présent à l'université. Pas de frilosité sur le sujet de la part de Pierre Fabrie :
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Le directeur de l'Enseirb-Matmeca cadre tout de suite les choses : "Notre vocation n'est pas de louer des surfaces. Il faut que ce soit donnant-donnant : de l'hébergement adossé à une expertise dont pourrait profiter l'école." Un projet qui va s'ajouter à 3 priorités définies par Pierre Fabrie pour le début de son mandat de 5 ans : "Finaliser le modèle économique pour les filières par alternance avec le CFA sup Nouvelle-Aquitaine (ex-Centre de formation des apprentis de l'enseignement supérieur recherche Poitou-Charentes, nouveau partenaire de Bordeaux INP pour les filières par alternance, NDLR), développer nos partenariats avec les entreprises avec une action particulière pour la création de chaires industrielles et accompagner, en fonction de nos moyens, les priorités du Conseil régional en matière de formation d'ingénieurs dans nos domaines d'expertise".
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Mikaël Lozano