Des ambassadeurs à Bordeaux pour encourager les investissements à l’étranger

Mila Ta ninga

Ambassadeurs de France à Bordeaux
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Ambassadeurs de France à Bordeaux
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Sur demande de Jean-Yves Le Drian, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, également en charge du tourisme et du commerce extérieur, 112 ambassadeurs présents à la Conférence des ambassadeurs à Paris se sont déplacés en région. Cette rencontre des acteurs économiques en région, tant public que privés, a permis à 11 représentants de l'État à l'étranger de se sensibiliser aux opportunités commerciales de la Région Nouvelle-Aquitaine. Ils représentent la France en Chine, Turquie, au Maroc, en Azerbaïdjan, au Portugal, Lettonie, Andorre, Jamaïque, Libéria, Bangladesh et Tanzanie.
"L'idée est de montrer la disponibilité de notre réseau diplomatique à accompagner les territoires dans le développement économique", explique François Gauthier, conseiller diplomatique auprès du préfet de Région Nouvelle-Aquitaine.
"Dans ces coopérations, nous cherchons des opérations concrètes sur le terrain avec les populations locales", souligne Isabelle Boudineau, vice-présidente du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine en charge de l'Europe et de l'International.
Il s'agit pour la Région et les ambassadeurs de France à l'étranger de repérer des marchés qui ne sont pas déjà pourvus de fournisseurs, comme c'est le cas avec des grands groupes tels que Thales, Alstom, Suez, ou à travers des organismes tels que le réseau mondial de recommandations d'affaires Business Network International. Pour ce faire, les ambassadeurs du Portugal et d'Andorre par exemple regardent de près les évolutions de décentralisation des pays où ils sont en poste, afin de mieux appréhender les éventuels futurs échanges avec la Nouvelle-Aquitaine.
"Le point de départ, ce sont les régions porteuses de développement économique, et le point d'aboutissement, ce sont les ambassades. Aller au contact des territoires, c'est favoriser ces synergies", juge Jean-François Girault, ambassadeur du Maroc.
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Au Libéria, les besoins s'orienteraient vers la transformation de matière première. "Des contacts avec des professionnels de la filière agro-alimentaire ne seraient pas de trop", souffle l'ambassadeur Terence Wills. À Andorre, la transition énergétique, le tourisme et la sortie de la dépendance agro-alimentaire seraient des pistes à suivre dans le cadre d'échanges commerciaux ou de bonnes pratiques.
Pour le moment, ces échanges bilatéraux n'ont été évoqués que dans le sens France- étranger. Ils permettraient également d'alimenter la grande consultation de politique internationale en faveur des collectivités locales de la Région qui a lieu en ce moment.
Les pays comme la Lettonie sont également en demande de coopérations avec des entreprises de Nouvelle-Aquitaine, au-delà de la cinquantaine de grands groupes déjà présent dans le pays.
Que ce soit dans le domaine de l'écologie, de l'agro-alimentaire, de l'eau, de la santé ou encore des travaux publics, pour Jean-François Clédel, le président de la CCI Nouvelle-Aquitaine, ces initiatives doivent se développer à travers les clusters de la Région :
"Comment aller au plus près du développement du commerce extérieur ?" C'était LA question de cette rencontre. En guise de réponse, le président de la CCI est prêt à trouver des réponses adaptées. Cela passe par une collaboration étroite entre la CCI et Business France (organisme de soutien au développement international des entreprises) pour un accompagnement : de l'élaboration du projet à l'installation dans le pays choisi. La Région n'est pas en reste et pourrait pour la filière de l'économie environnementale, accompagner les ambassadeurs et entreprises qui le souhaitent. Un comité de scientifiques vient de rendre un rapport sur les impacts du changement climatique sur le territoire. Des idées de bonnes pratiques et de réflexion afin de permettre aux collectivités d'orienter leurs décisions en matière de gestion du littoral, de la forêt ou de l'aménagement urbain.
"Ce comité pourrait également donner des conseils ou permettre d'ouvrir des marchés si vos pays en ont besoin", souligne Isabelle Boudineau en s'adressant aux ambassadeurs.
Les opportunités de développement à l'international existent déjà dans plusieurs domaines, dont la culture en convention avec l'Institut français, les universités (dont celles de Bordeaux et de La Rochelle), l'environnement, l'énergie-climat, mais aussi dans l'aéronautique comme le prouve l'exemple du groupe basque Lauak avec le Portugal. Tout comme en matière d'urbanisme, d'aménagement urbain ou encore de différents services urbains qui peuvent aller de la dépollution à la gestion de l'eau (Suez) en Azerbaïdjan. D'ores et déjà, de nombreuses cartes de visites ont été échangées en vue de discussions futures sur les moyens de mettre en place un partenariat durable entre la Région Nouvelle-Aquitaine et les 11 pays des ambassadeurs de France.
Mila Ta ninga
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