La Nouvelle-Aquitaine en ordre de marche pour renforcer la filière animation (1/4)
Hélène Lerivrain
Hélène Lerivrain
La Région Nouvelle-Aquitaine l'affirme haut et fort : elle s'est clairement mise en ordre de marche pour devenir la 1re région européenne de l'animation. La filière compte à ce jour une quarantaine de studios, plus de 1.500 professionnels et une quinzaine d'écoles. "40 % de la production française d'animation est réalisée dans la région", insiste Éric Correia, conseiller régional délégué à l'innovation, aux droits culturels et à l'économie créative.
"Nous avons la chance d'avoir une pépite, Angoulême", explique Éric Correia. C'est là qu'ont été en partie fabriqués "Kirikou et la sorcière", "La Tortue Rouge", "Ma vie de Courgette", et plus récemment "Croc Blanc" ou encore "Pachamama". "Mais n'oublions pas non plus Bordeaux", ajoute Coralie Grimand. "La Nouvelle-Aquitaine est une véritable Cartoon Valley", insiste le président de la Nouvelle-Aquitaine Alain Rousset.
Et la Région, en tête, y met les moyens. La Nouvelle-Aquitaine, avec le Département de la Charente, dispose du premier fonds de soutien en France à la production d'animation doté de 3 M€ (1,75 M€ de la Région et 1,25 M€ de la Charente). 38 projets d'animation ont ainsi été soutenus en 2018 par la Région : 18 séries d'animation, 8 longs-métrages et 12 courts-métrages.
Les temps de fabrication sont également longs, entre trois et cinq ans. "Cela dit, c'est intéressant. Cela veut dire que l'on pérennise des emplois techniques pour la même durée. Les retombées économiques en matière d'emploi sont plus palpables que pour un film dont le tournage va durer 6 mois", reconnait-il.
Les défis de demain pour la Région ? "Etre dans l'émergence, trouver de nouvelles histoires, travailler sur la R&D. Une équipe totalement dédiée à l'accompagnement des entreprises de l'image doit d'ailleurs s'installer très prochainement à Angoulême", explique Eric Correia. L'ambition est aussi de rendre l'activité plus compétitive au niveau international, d'accompagner notamment les entreprises régionales vers davantage de coproductions internationales.
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"La diffusion en France ne suffit plus. Il faut aller chercher des financements internationaux", explique Coralie Grimand qui salue justement le rachat d'une partie des droits mondiaux du film d'animation "Pachamama", fabriqué dans les studios de Blue Spirit à Angoulême. "Cela veut dire que l'animation est capable de cartonner au niveau mondial", lâche Coralie Grimand qui en profite pour annoncer la venue à Bordeaux en juin prochain du Torino Film Lab. "Un appel a projets a été lancé. Une quinzaine de producteurs seront pris en charge et on espère qu'il y aura des régionaux. Notre objectif est d'inscrire nos professionnels dans des logiques d'accompagnement où ils seront avec les meilleurs. Un seul but : les renforcer."
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A l'occasion de Cartoon Movie, La Tribune consacre un dossier de 4 articles à la filière animation. Lire ici :
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