Cartoon Movie 2019 : les professionnels de l’animation dans les starting-blocks (2/4)
Hélène Lerivrain

Cartoon Movie
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Hélène Lerivrain

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Après "Ma Vie de Courgette", "La Passion Van Gogh", Zombillénium", "Le Voyage de Ricky", "Le Grand Méchant Renard et Autres Contes" et les succès 2018 tels que "Another Day of Life", "Parvana" ou encore "Croc-Blanc", quels projets présentés au Cartoon Movie 2019 seront les prochains films incontournables ? La question est ouverte, la balle dans le camp des porteurs de projets.
66 projets de 25 pays ont été sélectionnés cette année. Parmi eux, 28 sont en concept, 24 en développement, 7 en production et 7 en sneak preview. Il s'agit en l'occurrence de projets terminés à la recherche de diffuseurs. La France sera représentée par 22 projets, suivie de l'Allemagne (8 projets), des Pays-Bas (6 projets), de l'Irlande et de l'Espagne avec 4 projets chacune, de la Belgique, de l'Italie et du Royaume-Uni avec 3 projets chacun, enfin du Danemark, de la Lettonie et de la Roumanie avec 2 projets chacun.
Cet événement est une véritable opportunité pour les producteurs. Nicolas Schmerkin de la société bordelaise Schmuby Productions peut en témoigner.
Organisé tous les ans depuis 1999 par l'association Cartoon basée à Bruxelles, Cartoon Movie vise à renforcer la production et la distribution des longs-métrages d'animation en Europe et il a permis de trouver des financements à plus de 325 films, pour un montant total de 2,1 milliards d'euros. Un événement majeur quand on sait qu'un film d'animation coûte entre 6 et une dizaine de millions d'euros.
Le but de cet événement est aussi d'encourager les producteurs à inclure les partenaires du jeu vidéo et du transmedia dès le début du processus d'un long-métrage, tout comme le coproducteur et le distributeur. Ainsi, cette année, Cartoon Games sera de retour le 5 mars en vue d'établir une synergie sur le long terme entre le secteur de l'animation et celui du jeu vidéo.
Mais le transmedia ne s'arrête pas là. Parmi les nouveautés, un gros focus sera fait sur la bande dessinée. Au programme donc également, des séances BtoB entre des auteurs de BD et des réalisateurs de films d'animation. "Si nous n'avons personne pour écrire des scénarios, il sera difficile de faire des films. Il faut donc sans arrêt se poser la question de l'écriture, de l'histoire. La BD est une grande richesse pour notre région. 15 % des auteurs français habitent d'ailleurs en Nouvelle-Aquitaine", avance Eric Correia, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine en charge de l'économie créative et des droits culturels.
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Ce sera la troisième fois que Cartoon Movie est organisé à Bordeaux. "Cet événement met le focus sur notre région, ce qui est une bonne chose", affirment en coeur Eric Correia et Coralie Grimand, directrice générale de l'Agence livre, cinéma et audiovisuel en Nouvelle-Aquitaine (Alca). "Il a fallu deux ans pour faire venir l'événement à Bordeaux mais la Nouvelle-Aquitaine est bel et bien une région d'animation qui se positionne en faveur de l'économie créative. Il fallait un événement à la hauteur de ce Pôle image", explique pour sa part Aymeric Castaing, fondateur de la société pessacaise Umanimation, et ancien directeur de la société I can fly. Avant de s'installer à Bordeaux, ce grand rendez-vous européen du film d'animation, né en Allemagne, a été organisé pendant 7 ans à Lyon, de 2009 à 2016.
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A l'occasion de Cartoon Movie, La Tribune consacre un dossier de 4 articles à la filière animation. Lire ici :
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