"Les Pays-Bas sont un très bon marché-test pour les entreprises françaises"

Mikaël Lozano

La Haye
Zairon - CC BY-SA 4.0, Wikimedia

Mikaël Lozano

La Haye
Zairon - CC BY-SA 4.0, Wikimedia
Après avoir passé une grande partie de carrière aux Etats-Unis, Philippe Lalliot a remis le cap sur Paris, puis Bruxelles et enfin La Haye. Désormais établi aux Pays-Bas en temps qu'ambassadeur de France, il s'est déplacé à Bordeaux il y a quelques jours, conscient que le métier nécessite un intérêt fort pour la vie économique : "Les sujets d'attractivité et d'export font partie de nos priorités", assure-t-il. Encore faut-il faire preuve de volontarisme : "Les grands groupes mènent leur barque mais on s'est aperçu que les PME et ETI, entreprises de taille intermédiaire, ne viennent pas voir spontanément les services de l'ambassade. Notre objectif est donc d'aller les chercher là où elles sont installées afin de leur présenter le marché néerlandais", explique-t-il quelques minutes avant de présider une réunion d'information au siège de la Caisse d'épargne Aquitaine Poitou-Charentes et la veille d'aller rencontrer les équipes du campus de Thales à Mérignac. "Un des enjeux est de faire travailler ensemble tous les acteurs de la diplomatie de proximité : les services des ambassades et des préfectures, les conseillers du commerce extérieur, les chambres de commerce et d'industrie, Atout France..." Les bases sont déjà là : "Les Pays-Bas ont déjà des relations importantes et des flux d'affaires, il s'agit du 7e partenaire commercial français, avec 43 milliards d'euros d'échanges de biens. 21.000 sociétés françaises exportent à destination des Pays-Bas. Il y a un socle existant, sain et déjà très travaillé, le potentiel y est énorme car nous parlons là d'un pays de 17 millions d'habitants où le revenu moyen par habitant est 30 % au-dessus de celui constaté en France."
Dans l'autre sens, le bilan 2018 de Business France évoque 104 projets néerlandais aboutis en France et 1.431 emplois préservés ou créés.
Philippe Lalliot met malgré tout en garde ceux qui y verraient un eldorado :
Spontanément, l'ambassadeur cite quelques filières stratégiques existantes ou pouvant être encore consolidées, telles que le vin ou l'automobile. Mais il évoque aussi "les produits et services utiles dans la lutte contre le changement climatiques. Les technologies françaises sur ce marché font un malheur aux Pays-Bas."
Mikaël Lozano
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