Tourisme : comment la Nouvelle-Aquitaine monte en gamme (1/8)

Mikaël Lozano

Photo d'illustration
Agence Appa

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Paradoxe : à l'heure où le big data est partout et que l'utilisation de la donnée est reine, les contours économiques très précis du tourisme sont pourtant assez mal connus tant les parties prenantes sont multiples. Seule certitude au final : Bordeaux est "hype". Le territoire bordelais a l'immense chance de pouvoir surfer sur le rayonnement d'une marque mondiale conférée par sa production viticole. Le tourisme y est, selon plusieurs sources, le troisième secteur d'activité après le vin et l'aéronautique en termes de poids économique. La ville a profité à plein de sa refonte menée par le précédent maire Alain Juppé et plébiscitée depuis son achèvement. Mais faire de la métropole un îlot d'attractivité est bien trop réducteur. La région dans laquelle elle s'inscrit bénéficie elle aussi d'une dynamique porteuse et surtout, dont la nature change en profondeur.
La Nouvelle-Aquitaine a ainsi accueilli un peu plus de 28 millions de touristes en 2017, derniers chiffres certifiés disponibles. Ce qui la place en tant que 1re destination des Français et 5e région française pour l'accueil de touristes étrangers.
Cette montée en gamme séduit donc particulièrement la clientèle étrangère.
Côté marketing territorial, le choix du Comité régional du tourisme est de capitaliser sur plusieurs destinations phares (Bordeaux, Biarritz Pays basque, Pyrénées, Côte Atlantique, Vallée de la Dordogne et désormais Cognac) mises en réseau et sur la proximité de ces zones les unes par rapport aux autres, en s'appuyant sur le fait qu'un touriste est aujourd'hui moins sédentaire et plus enclin à faire jusqu'à trois heures de route. Une seconde liste de destinations émerge parmi lesquelles Limoges, Poitiers Futuroscope, La Rochelle et l'île de Ré, Angoulême et le Marais poitevin... La Nouvelle-Aquitaine, région encore toute jeune, n'est pas à ce jour une marque touristique identifiée. "Mais progressivement, les gens se rendent compte qu'elle fait la taille de l'Autriche et dépasse la population du Danemark et que toutes ces destinations sont proches. Il ne faudra plus beaucoup d'années pour en faire un territoire touristique bien identifié", estime Michel Durrieu.

Sources : Comité régional du tourisme et Région Nouvelle-Aquitaine, 2017
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Cet article est le premier volet de notre enquête sur les mutations du tourisme, parue dans l'Edition Bordeaux de l'hebdomadaire La Tribune le 28 juin. Vous pouvez vous abonner ici.
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