Un nouveau hangar et 150 emplois créés pour Sabena Technics
Hélène Lerivrain
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Ce 21 janvier a sonné comme une revanche sur le passé pour Sabena Technics. L'entreprise spécialisée dans la maintenance aéronautique a inauguré, ce mardi, un nouveau hangar de 10.000 m2 sur son site de Bordeaux-Mérignac. Un site qui a été en péril et dont l'actualité aura été à l'origine de la réflexion autour de l'Aéroparc. "En 2006, EADS prévoyait sa fermeture", rappelle Philippe Rochet, président exécutif de Sabena Technics. Mais pas de coup d'arrêt finalement. "Après le rachat de l'activité MRO (maintenance, réparation et révision) par TAT, nous nous sommes donnés les moyens de gagner en productivité et compétitivité et le business est revenu." Et de citer ses nombreux clients : Airbus, Air France, IAG (British Airways, Iberia, Vueling, Aer Lingus) ou encore Lufthansa. Résultat, Sabena prévoit d'atteindre 520 M€ de chiffre d'affaires en 2020 dont la moitié en Gironde, son site phare. "En terme d'activité, nous sommes entre +5 et +10% en continu depuis 5 ans."
C'est justement en regardant les plans de charge, il y a 3 ans, que la création d'un nouveau hangar a commencé à être envisagée. Il s'agissait d'anticiper l'augmentation des flottes d'avions longs-courriers gros porteurs en Europe. "4 milliards de passagers sont aujourd'hui transportés, contre 2 milliards il y a 15 ou 20 ans", explique Philippe Rochet. D'un point de vue pratique, alors que le foncier appartient à l'Etat, Sabena a obtenu une autorisation d'occupation temporaire de 35 ans, et le montant de l'investissement s'est élevé à 25 M€. Le chantier a finalement débuté en janvier 2019, pour une livraison un an plus tard. Un premier avion est d'ores et déjà en maintenance. L'objectif affiché de Sabena Technics pour ce nouveau bâtiment est de 200.000 heures de production supplémentaires par an.
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Ce hangar, le 6ème sur le site, peut accueillir un avion gros porteur de type A350-1000 ou B777-9X, trois avions de transport militaire de type A400M ou 6 avions moyen porteurs de type A320 simultanément. "Le carnet de commande est plein jusqu'à mars 2021", assure Philippe Rochet. A cette activité de maintenance, il faut également ajouter la modification des cabines, une activité qui monte depuis deux ans. Sur cette activité, des contrats ont été signés jusqu'à mi 2022.
Hélène Lerivrain