France Manufacture va fabriquer des masques avant de relancer les costumes
Hélène Lerivrain

France Confection
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La reprise de l'activité est annoncée dès lundi prochain, le 6 avril, sur l'ancien site de France Confection à Limoges, mais aucun costume n'en sortira dans l'immédiat. "Crise sanitaire oblige, nous prévoyons de produire quotidiennement environ 2.000 masques destinés aux professionnels de santé, mais aussi des blouses", précise Ludovic Gaudic, gérant de La Compagnie des Ateliers Peyrache qui a créé la société France Manufacture pour reprendre les actifs de France Confection, le dernier fabricant français de costumes, le 24 mars dernier. France Confection avait été placée en liquidation judiciaire quelques jours plus tôt.
Car sur les 85 salariés de l'usine, tous licenciés cette semaine, une quinzaine sera réembauchée dans un premier temps. "Nous ne pouvons pas faire autrement, alors que tout est à l'arrêt aujourd'hui. Nous attendons la fin du confinement pour que les commandes se libèrent et nous privilégierons les anciens salariés lors des prochaines embauches qui se feront en fonction des volumes engagés", précise Ludovic Gaudic qui espère atteindre 1 M€ de chiffre d'affaires en 2021.
La confection de costumes et de tailleurs restera la marque de fabrique de France manufacture. "Il s'agit de préserver le savoir-faire français", insiste Ludovic Gaudic. Mais, en plus de cette spécialité, l'activité de France Manufacture sera élargie avec la création d'un service interne de recherche et développement qui travaillera à l'élaboration de textiles techniques. De nouveaux produits seront également fabriqués dans le secteur des objets publicitaires. "Il faut bien comprendre que la demande en matière de made in France n'est pas réservée au haut de gamme. Il est important d'avoir différents niveaux de marchés", assure Ludovic Gaudic.
Le projet d'usine du futur à 13 M€ envisagé par le groupe Molitor du temps de France Confection, est quant à lui enterré. "Un projet trop coûteux et compliqué à mettre en place dans le textile", a commenté Ludovic Gaudic. Il a en revanche annoncé un investissement de 100.000 € par an pendant cinq ans pour moderniser l'atelier. Une machine de découpe, dont le montant s'élève à 170.000 euros, sera ainsi achetée en priorité pour passer de 40 minutes à 7 minutes de travail. "Le matériel n'avait pas été modernisé. Or, il faut constamment investir pour qu'une entreprise tourne, même quand elle est en difficulté."
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Ludovic et Corinne Gaudic avait eux-même racheté La Compagnie des Ateliers Peyrache en Auvergne fin 2015 après liquidation judiciaire. "Nous étions rentables dès la première année", précise-t-il. La holding est spécialisée dans le tissage, la broderie, le tricotage et la confection de bonnet. La marque Blanc Bonnet a notamment vu le jour en 2008.
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Hélène Lerivrain