[SÉRIE D'ÉTÉ] Elya Hasson : dialogue avec une entrepreneure chevronnée
Chronique de Guillaume-Olivier Doré

Dans La Tribune, l'entrepreneur bordelais Guillaume-Olivier Doré donne la parole aux chefs et cheffes d'entreprises chevronnés.
Elya Hasson
Chronique de Guillaume-Olivier Doré

Dans La Tribune, l'entrepreneur bordelais Guillaume-Olivier Doré donne la parole aux chefs et cheffes d'entreprises chevronnés.
Elya Hasson
On est jeudi et c'est donc le jour de mon traditionnel entretien avec une "Amazone de l'entrepreneuriat". Aujourd'hui c'est Elya Hasson qui a accepté de nous partager sa vision et ses conseils. Elya, elle est un peu énervante : Stanford, puis une carrière internationale dans l'univers de la tech, en France et à l'étranger, et des "touches entrepreneuriales" en accompagnement de projets de croissance ont parsemé son parcours. Pour parfaire le tout, elle est professeure certifiée de Yoga et adepte des thérapies alternatives. Vu ses fonctions actuelles de chief digital officer chez Etam, j'ai inauguré avec elle l'interview par sms, à laquelle je la remercie de s'être pliée avec autant de bonne volonté.
Pour commencer, toujours ma traditionnelle question "qu'est ce qui t'énerve le plus dans la crise actuelle ?"
"Le ralentissement général : les groupes sont devenus très prudents tant qu'ils n'ont pas la possibilité d'anticiper leurs volumes d'affaire de fin d'année et les impacts réels des mesures de confinement ou les restrictions. Tous les budgets qui impliquent de l'innovation sont précautionneusement investis. Il y a des raisons économiques logiques mais cela freine les avancées qui nécessitent pourtant des investissements. Cela impacte directement les startups qui ne sont pas reléguées au second plan, mais qui sont moins priorisées. Sans compter sur le ralentissement de la créativité des équipes quand les réunions se font par visio à plusieurs, générant une usure évidente des hommes et des femmes."
Et tes secteurs de prédilection ? "En lien avec mon propos précédent : ed tech, health tech et food tech (farm to table). Ces trois secteurs ont accéléré en raison du contexte et je l'espère sont aussi les secteurs d'investissement à mener sur les dix prochaines années."
Comment fait-on pour relancer ses équipes dans tout ce bazar ?
La clef de la reprise : la résilience. "C'est accepter le contexte qui est d'être ultra flexible tout en maintenant sa vision de long terme. C'est un challenge positif lorsque les fondamentaux ont changé pour des notions d'enjeux sociétaux, ou environnementaux, désormais prioritaires."
Une bonne remise en cause des habitudes et un océan d'opportunités à transformer.
//////////////////////
Retrouvez les précédents épisodes avec :
À lire également
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Chronique de Guillaume-Olivier Doré
L'État lance la mission sauvetage des papeteries de Condat
Flying Whales : la future usine de dirigeables XXL reçoit un nouvel avis favorable
Everwatt liquidée : la plus grande toiture solaire urbaine de France cherche un repreneur
Métaux critiques : la raffinerie près de Bordeaux décrétée in extremis d'intérêt public majeur