"Avec ce jeu, notre ambition est de proposer aux joueurs une qualité du niveau d'un titre double A+, c'est à dire proche des meilleurs standards visuels et techniques du jeu vidéo", affirme à La Tribune Emmanuel Nouaille, le directeur créatif et manager du studio Playwing, dont le titre "Century : Age of the Ashes" a été dévoilé aux Game Awards en décembre 2020. A la tête d'une équipe d'une trentaine de salariés, installée dans la tour Innova à Bordeaux Euratlantique, Emmanuel Nouaille bénéficie d'une expérience conséquente : il a fait ses armes chez Atreid Concept, Kalisto et Mimesis Republic, aux côtés de Nicolas Gaume, puis est passé par Microid et Ubisoft avant de réatterrir à Bordeaux. Son compère Pascal Barret, directeur artistique et manager de Playwing, affiche lui aussi 25 ans de services dans le jeu vidéo avec un parcours très proche : Kalisto et Mimesis Republic puis Ubisoft et Gameloft.
Et c'est précisément après l'épisode boursier de 2016 qui a vu Vivendi arracher Gameloft à Ubisoft, que la famille Guillemot, entre temps redevenue le 1er actionnaire d'Ubisoft, s'est décidée à lancer discrètement des studios distincts et non cotés en Bourse dont elle conserve la propriété à 100 %. Si sa taille et sa liberté d'action pourrait donc rapprocher Playwing d'un studio indépendant, il n'en est rien puisque l'équipe s'appuie en réalité sur le savoir-faire et la surface financière de la famille Guillemot. "L'idée de Michel Guillemot était de lancer des studios plus petits, plus agiles, plus humains et avec moins de pression sur les calendriers de développement. C'est de cette approche qu'est né Playwing et l'implantation à Bordeaux, qui a suivi de peu l'ouverture d'Ubisoft Bordeaux, s'est imposée naturellement parce que nous y avions tous deux nos attaches personnelles", résume Pascal Barret.
Créé en 2016, Playwing vient donc rejoindre un écosystème bordelais déjà bien garni avec Ubisoft et Asobo Studio, qui comptent chacun plus de 200 salariés, Motion Twin, Shiro Games, CCCP, Shinypix, Nova Box ou encore Black Flag. Des quatre salariés installés fin 2018 à Mériadeck, l'équipe est désormais constituée d'une trentaine de développeurs et devrait grimper jusqu'à 100 voire 150 salariés dans les années qui viennent bien que recruter n'ait rien d'évident dans la période actuelle :