Sécurité : le FBI certifie les capteurs d'empreintes d'Isorg

Pierre Cheminade
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Photo d'illustration
Isorg

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Dans le domaine de la sécurité, y compris en France et en Europe, c'est le FBI américain (Federal bureau of investigation) qui fait la pluie et le beau temps. "Sans la certification délivrée par le FBI, on ne peut pas vendre de capteurs aux intégrateurs et fabricants de dispositifs de sécurité. C'est une procédure de plusieurs mois, coûteuse et particulièrement chronophage avec les nombreux échanges avec les laboratoires agréés mais c'est une étape absolument indispensable pour entrer sur le marché de la sécurité", confirme Nicolas Bernardin, le directeur du développement commercial de la société Isorg, désormais basée à Limoges.
Créée à Grenoble (Isère) en 2010 en tant que spin off du CEA (commissariat à l'énergie atomique), cette entreprise innovante compte environ 70 salariés répartis entre son siège grenoblois, son usine de Limoges (20 salariés), son service de R&D à Bordeaux (dix salariés) et un bureau à Hong-Kong. Elle a déjà levé pas moins de 32 millions d'euros en deux fois en 2014 et 2018. Le cœur de son activité consiste à fabriquer des capteurs d'empreintes digitales à partir de polymères organiques permettant notamment de configurer jusqu'à quatre empreintes digitales distinctes. Une technologie qu'elle souhaite intégrer aux smartphones grand public et, désormais, aux dispositifs de sécurité en la vendant directement aux intégrateurs et fabricants.
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De quoi se positionner sur un marché de la sécurité dont la plupart des segments sont en forte croissance. Isorg vise ainsi des applications de sécurité biométrique tels que les contrôles aux frontières, les papiers d'identité, les contrôles d'accès aux sites sensibles, le vote électronique ou encore les lecteurs portables d'empreintes digitales pour les forces de police. Hormis quelques fabricants français, ses futurs clients se situent à l'international et face à une concurrence dense en Europe, Asie et Amérique du Nord, Isorg a des arguments à faire valoir. "Notre capteur est fin, léger, robuste et capable de fonctionner en plein lumière comme dans des conditions météorologiques compliquées", assure Nicolas Bernardin. Le module Isorg-Bio11 certifié par le FBI permet une authentification à un doigt, sur une surface comprise entre 1,27 et 1,65 cm, mais Isorg vise déjà une certification pour une authentification à quatre doigts.
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