IME pour "in mold electronics" ou "électronique moulée" : cette technologie plastronique émergente, qui consiste à intégrer des fonctions électroniques dans des pièces plastiques, c'est le cœur de métier de Symbiose. Plus précisément, cette startup girondine créée en 2014 travaille sur l'impression sérigraphique de films plastiques, leur thermoformage, leur découpe et l'ajout d'un second film doté d'un circuit électronique dessiné à l'aide d'encres conductrices d'électricité. Tout cela avec une précision de l'ordre du micromètre. "L'enjeu est d'intégrer directement la fonctionnalité électronique dans la pièce plastique en 3D au lieu d'avoir un bouton plastique qui recouvre le circuit électronique comme c'est le cas actuellement. En quelque sorte on supprime ce bouton en rendant le plastique directement intelligent", résume auprès de La Tribune Jean-Pierre Estanol, directeur général de Symbiose qu'il a cofondé avec l'ingénieur Sebastian Pavlak.
Si ces pièces connectées sont encore rares, elles semblent promises à un bel avenir dans trois secteurs clefs - l'automobile, l'électro-ménager et la domotique - pour des raisons de gains environnementaux, de fonctionnalités et d'esthétisme. Ce marché devrait décoller à partir de 2023/2024 pour ensuite atteindre 750 millions de dollars en 2028, selon IDTechEx. Et c'est précisément cette fenêtre de tir réduite qui a convaincu l'équipe de Symbiose, partagée entre le siège social d'Arveyres, en Gironde, et le CEA de Grenoble, en Isère, d'être au rendez-vous du marché en 2023.