« Nous voulons que la Rue bordelaise soit la plus évolutive possible ! » (François Agache, Apsys)
Propos recueillis par Pierre Cheminade
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Rue Bordelaise Apsys
ArtefactoryLab pour Apsys
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Rue Bordelaise Apsys
ArtefactoryLab pour Apsys
LA TRIBUNE - Le projet de la rue bordelaise, aussi appelé rue Saget, prévoit de percer une avenue piétonne de 600 m de long et 20 m de large entre la gare Saint-Jean et les quais de la Garonne et la création de 67.000 m2 de surfaces bâties. Est-ce un centre-commercial à ciel ouvert ou un nouveau quartier ?
FRANÇOIS AGACHE, directeur général adjoint d'Apsys - Je préfère nettement la deuxième appellation ! Parce que, bien que nous ayons chez Apsys un ADN de développeur de centre-commercial, la rue bordelaise n'est surtout pas un centre commercial à ciel ouvert. Il s'agit de vraiment de transformer un quartier existant plutôt délaissé à côté de la gare Saint-Jean en proposant une nouvelle architecture, de nouveaux espaces publics et une importante mixité d'usages. C'est un vrai quartier de ville qui n'aura rien de commun avec un centre-commercial lambda mono-programmation comme on a l'habitude d'en voir en périphérie. On pilote d'ailleurs ce projet comme un opérateur urbain.
LA TRIBUNE - Face aux premiers discours très hostiles du nouveau maire EELV de Bordeaux après les élections municipales de l'été 2020 puis aux demandes de modifications du projet, avez-vous envisagé de renoncer ?
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Non, la question ne s'est pas posée dans ces termes parce que ce projet ne peut être mené que de manière partenariale et parce que ce n'est pas dans notre nature de renoncer à un projet aussi ambitieux que celui-là. Il s'agit de redessiner un quartier de Bordeaux, de créer un morceau de ville, il est donc indispensable de le co-construire avec les acteurs qui font la ville qui sont ici l'EPA Euratlantique et la ville de Bordeaux. Et cette approche partenariale fait partie de notre ADN chez Apsys.

Propos recueillis par Pierre Cheminade