Girondins de Bordeaux : Gérard Lopez a jusq'au 12 juillet pour boucler la reprise du club
Jean-Philippe Déjean

Le Football Club des Girondins de Bordeaux pourrait perdre son statut de club professionnel.
Agence Appa
Jean-Philippe Déjean

Le Football Club des Girondins de Bordeaux pourrait perdre son statut de club professionnel.
Agence Appa
Au chapitre des décisions prises par la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion) en date de ce 2 juillet une phrase confirme la rétrogradation du Football Club des Girondins de Bordeaux (FCGB) en Ligue 2 :
Pas de quoi déstabiliser l'homme d'affaires Gérard Lopez, ex-propriétaire du Losc (football club de Lille) et repreneur du FCGB, qui a été auditionné ce même vendredi 2 juillet par la Direction nationale du contrôle de gestion, au cours d'une audition en deux temps.
Les finances du club sont très déséquilibrées, c'est ce qui a motivé l'avis de la DNCG. Les fonds propres du FCGB sont ainsi déficitaires de 27 millions d'euros, une somme que le fonds d'investissement et propriétaire du club devait combler pour ramener le solde à zéro : ce qui n'a pas été fait. Gérard Lopez doit étayer son offre d'ici le 12 juillet prochain, date à laquelle il va repasser devant la DNCG pour obtenir in fine le maintien du FCGB en Ligue 1.
L'homme d'affaire hispano-luxembourgeois annonce un apport personnel de 7,5 millions d'euros en fonds propres, somme qui sera renforcée par la levée de fonds du Club Scapulaire, toujours annoncée à 2,5 millions d'euros, le tout rebouclé avec un nouvel emprunt souscrit auprès de King Street et Fortress Investment Group à hauteur de 20 millions d'euros... D'autre part, Bercy aurait décidé de traiter le cas des Girondins de Bordeaux, mobilisant à hauteur de 10 millions d'euros.
A cela s'ajoutent l'étalement jusqu'à 2025 des fonds dus par le club à Bordeaux Métropole au titre de l'emprunt et du loyer pour le stade Matmut Atlantique, soit respectivement 5 millions d'euros et 4,8 millions d'euros par an. Fortress Investment Group a également accepté de repousser de 2022 à 2025 le remboursement de sa dette, que le fonds spéculatif a accepté se réduire de 38 à 32,5 millions d'euros comme l'avait révélé "20 Minutes".
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Comme le souligne le quotidien régional "Sud Ouest", lors de sa prochaine audition devant la DNCG, le 12 juillet, Gérard Lopez devra présenter un plan de reprise détaillé du FCGB. Le repreneur aura ainsi à produire un tableau de marche assurant la couverture en cash des pertes prévisionnelles du club pour la prochaine saison sportive et les ventes de joueurs. Ces fonds devant être placés sur un compte séquestre chez le mandataire ad hoc "dont la mission s'achèvera une fois le closing acté", précise le quotidien.
Cette obligation de cash porte sur des sommes très importantes, ne serait-ce que pour le déficit prévisionnel puisque le FCGB va enregistrer une perte de 82 millions d'euros au titre de son exercice 2020-2021. Sachant qu'il s'agit d'une saison atypique pour cause de Covid, mais que le déficit structurel du club oscille autour de 65 millions d'euros. Loin des fonds présentés par Gérard Lopez lors de sa première audition devant la DNCG.
À lire également
"Sud Ouest" évoque un apport massif de dette, comme Gérard Lopez l'avait fait à Lille, avec 225 millions d'euros empruntés au fonds Elliott. Somme que l'homme d'affaires n'aurait remboursé qu'en partie. Le FCGB est plus que jamais au bord du précipice. L'échec de la reprise devant la DNCG l'enverrait ainsi dans le championnat de France de football amateur, en National 3. Une menace à ne pas prendre à la légère.
Le Football Club des Girondins de Bordeaux a également réagi à cette situation dans un communiqué qui précise certaines modalités.
Jean-Philippe Déjean
L'État lance la mission sauvetage des papeteries de Condat
Flying Whales : la future usine de dirigeables XXL reçoit un nouvel avis favorable
Everwatt liquidée : la plus grande toiture solaire urbaine de France cherche un repreneur
Métaux critiques : la raffinerie près de Bordeaux décrétée in extremis d'intérêt public majeur