Le polyéthylène. Derrière ce terme chimique se cache le plastique qui nous entoure le plus couramment dans notre vie quotidienne : flacons, bouteilles, boîtes, tuyaux, câbles électrique, jouets, etc. Dans sa version souple, le polyéthylène désigne aussi les films plastiques alimentaires ou utilisés pour emballer les palettes de marchandises. Ce sont ces films qui sont ciblés par l'entreprise Valoregen, créée en 2019 avec l'ambition d'en recycler et d'en revaloriser 28.000 tonnes par an dès 2023 à Damazan, en Lot-et-Garonne. "Actuellement, l'Union européenne consomme chaque année neuf millions de tonnes de matière vierge de polyéthylène flexible, dont un million de tonnes pour la France. Moins de 8 % de ce total est recyclé en France !", pointe Thierry Perez, le fondateur de Valoregen.
Cet ancien ingénieur du secteur des déchets classiques (Cycléa et Derichebourg) et nucléaires (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) est donc convaincu qu'un marché potentiel lui tend les bras, notamment grâce au renforcement des obligations en matière de tri s'imposant aux entreprises d'ici à 2025 (100 % de recyclage plastique) puis 2030 (30% de plastique recyclé dans les produits plastiques neufs).
"Nous allons nous approvisionner en achetant la matière plastique soit directement auprès des producteurs de déchets que sont, par exemple, les plateformes logistiques de la grande distribution ou du e-commerce, soit auprès des gestionnaires de déchets. Dans un premier temps, l'idée est de s'approvisionner dans un rayon de 250 km autour de l'usine",poursuit-il.
La future usine étant à Damazan, à 35 km d'Agen en Lot-et-Garonne, l'entreprise vise donc la Nouvelle-Aquitaine et l'Occitanie, notamment grâce à l'autoroute A62 toute proche.