Orano Mining veut créer une filière française de recyclage des batteries en Haute-Vienne
Corinne Mérigaud, à Limoges
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Deux pilotes semi-industriels seront construits d'ici à 2023 par Orano Mining.
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Deux pilotes semi-industriels seront construits d'ici à 2023 par Orano Mining.
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Avec ce programme de recyclage de batteries automobiles Li-ion, Orano Mining (ex Areva) compte apporter sa pierre à d'édifice pour conforter la transition énergétique et l'indépendance de la filière française des producteurs de métaux critiques. Pour ce challenge, l'industriel va s'appuyer sur son savoir-faire en matière d'extraction et de traitement de matières.
Le défi est à la mesure du marché qui se profile dans les prochaines décennies puisqu'à l'horizon 2050, l'électrification du parc automobile devrait doublée. Pour faire face à cette évolution majeure, il convient d'anticiper et de bâtir une filière vertueuse qui assurera le recyclage des batteries Li-ion et la production de batteries neuves avec les métaux issus de cette récupération à grande échelle.
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Cette diversification pour le site Orano Mining de Bessines a été soutenu par le plan France Relance à hauteur de 6,1 millions d'euros sur un investissement proche des 22 millions dans le cadre d'un appel à projets résilience visant à soutenir les secteurs critiques de l'Etat. "L'objectif est de mettre en place une filière recyclage basée sur des technologies de rupture afin de valoriser toutes les matières des batteries Li-ion et de créer ainsi de la valeur ajoutée sur d'autres batteries", précise le directeur. "Un consortium a été créé à cet effet, chaque partenaire apporte ainsi son savoir-faire tandis qu'Orano assure la coordination."
Corinne Mérigaud, à Limoges