Hopaal, la marque biarrote qui veut nettoyer l'industrie textile
Annelot Huijgen, à Anglet
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Clément Maulavé, au centre, l'un des deux cofondateurs de la marque Hopaal.
Hopaal
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Clément Maulavé, au centre, l'un des deux cofondateurs de la marque Hopaal.
Hopaal
Lorsque Clément Maulavé et Mathieu Couacault ont imaginé Hopaal, leur marque de vêtements vendus sur internet en 2016 au sein de l'incubateur Olatu Leku à Anglet, ils n'ont pas fait les choses à moitié.

Clément Maulavé et Mathieu Couacault, les cofondateurs d'Hopaal (crédits : Hopaal).
"C'est tout le contraire de la fast fashion", appuie celui qui, lors d'un stage en Inde, a pu observer les effets néfastes d'une production de masse, au détriment des salariés et de l'environnement. "Le meilleur moyen de faire changer cette industrie opaque et très polluante est de montrer qu'il est possible de fabriquer et consommer autrement", juge le cofondateur. En 2019, il n'avait d'ailleurs pas hésité à interpeller les membres du G7, réunis dans l'Hôtel du Palais à Biarritz, situé en face de l'actuel siège et de l'unique boutique de Hopaal. La rencontre obtenue avec Brigitte Macron est restée sans suite.
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Le nombre de clients, ou plutôt de "membres de la communauté", n'a en revanche pas cessé d'augmenter. Hopaal a même doublé ses ventes l'an dernier, dépassant la barre du million d'euros de chiffre d'affaires. Mais pour cette entreprise, dont l'équipe comptera bientôt huit personnes - toutes en horaire flexible afin de pouvoir profiter des vagues -, croitre n'est pas un objectif en soi. "Nous prenons le temps de nous développer à notre manière et en toute indépendance", assure Clément Maulavé. Ainsi, Hopaal n'est pas seulement l'une des rares marques à publier les noms de ses partenaires industriels, situés majoritairement en France et au Portugal, mais aussi à expliquer comment sont formés ses prix et pourquoi ils sont constants tout au long de l'année.
Annelot Huijgen, à Anglet