"Si la cybersécurité représente aujourd'hui 20 % de l'activité d'Exodata, elle représentera 50 % du volume global d'ici à trois ans" prévient Julien Mauras, le président du groupe Exodata qu'il a créé en 2012 à La Réunion. Car si le positionnement cyber ne constitue que l'un des quatre métiers de cette entreprise spécialisée dans le management de données, il prend de plus en plus de poids dans un contexte où les attaques se multiplient et où les systèmes d'information sont plus exposés. "Plusieurs affaires sont en cours parce qu'un assureur, une banque ou un fonds d'investissement obligent des sociétés à s'équiper", ajoute, par ailleurs, Julien Mauras qui précise que ce positionnement découle aussi d'une volonté en interne d'investir ce champ.
Exodata a ainsi acquis deux sociétés au cours des trois dernières années. Opensphère, pure player de la cybersécurité, a été racheté en 2018 et HelixSecurity, spécialisée dans le déploiement de Security Operations Centers (SOC), début 2020. Le SOC est une sorte de tour de contrôle chargée de superviser la sécurité. Mais après avoir cohabité pendant plusieurs mois, le groupe a souhaité réorganiser ses équipes cyber et réunir les compétences au sein d'une nouvelle entité. Son nom ? Exodata Cyberdefense, et c'est à Bordeaux que cette entité sera physiquement représentée. Stéphane Jaillet, qui avait cofondé Opensphère et qui est aujourd'hui directeur de la stratégie cybersécurité d'Exodata Cyberdefense, est aux manettes avec un positionnement sur trois métiers phares que sont la sécurité défensive, la sécurité offensive et le management de la sécurité.