L'Institution Adour (1) a annoncé le 22 novembre dernier avoir sélectionné Sergies, associé avec le groupe Hydrocop, Gascogne énergie service et Energie service Lannemezan, "pour réaliser en partenariat le développement et la mise en œuvre d'installations hydroélectriques et flotovoltaïques" sur ses 22 réservoirs d'eau de soutien d'étiage. Un projet d'une ampleur "inédite", qui, sur le volet flotovoltaïque, "correspond aux besoins de 245.000 habitants", souligne l'établissement public territorial de bassin. La mise en service des installations, d'une puissance potentielle de 140 MW selon Sergies, est prévue de manière échelonnée jusqu'en 2030.
Pour l'Institution Adour, ce projet s'inscrit aussi "pleinement dans les missions confiées aux établissements de bassin, à savoir la gestion équilibrée et durable de la ressource en eau et la préservation des milieux". Car il s'agit avant tout "d'assurer la survie de ces bassins stratégiques" et de "préserver la qualité de l'eau" menacée par le dérèglement climatique, assure son directeur général Didier Portelli, se défendant de vouloir tapisser entièrement ces plans d'eau de panneaux photovoltaïques pour "gagner de l'argent".