LA TRIBUNE - Sergies a mis en service début septembre 2020 la première centrale photovoltaïque flottante en Nouvelle-Aquitaine, sur une ancienne carrière remise en eau de la commune de Saint-Maurice-La-Clouère. Un an plus tard, les objectifs en termes de production sont-ils au rendez-vous ?
Thierry ROCHEREAU - Oui, nous visions une production annuelle de 3,570 GWh, et sur la première année, nous avons produit 3,250 GWh, ce qui est donc conforme aux attentes, sachant que l'ensoleillement n'a pas été maximal cette année.
Et en termes de maintenance, les besoins et les coûts sont-ils en phase avec vos prévisions ?
TR - Nous savions que la maintenance serait forcément plus coûteuse que pour une installation photovoltaïque au sol ou en toiture, et nous avons plutôt bien calibré ces surcoûts puisque nous sommes "dans les clous" du budget sur la première année d'exploitation. Sur ces technologies, la maintenance préventive coûte deux fois plus cher, parce qu'elle suppose un travail en binôme par des techniciens équipés d'un équipement de protection individuelle, l'acquisition d'un bateau dédié, etc. La maintenance curative [la réparation des pannes] coûte, elle, en moyenne 40 % plus cher. C'est une activité que nous avons en l'occurrence déléguée au constructeur, Bouygues Énergie, partant du principe qu'ils ont la connaissance la plus fine du matériel et que nous avons tous à apprendre de cette innovation.