L'économie de la fonctionnalité ou comment sortir de la dépendance volumique
Anne Farthouat
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Tiger Lily via Pexels
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Miser sur la valeur globale produite par une entreprise au sein de son écosystème, plus que sur les volumes qu'elle déverse sur ses marchés. Tel est schématiquement le fondement de l'économie de la fonctionnalité et de la coopération, un concept développé en France au début des années 2010 par les économistes Christian Du Tertre et Christophe Sempels. Aujourd'hui, une petite dizaine de clubs territoriaux, fédérant entreprises et acteurs locaux engagés dans cette démarche, maillent l'Hexagone, chapeautés par l'IEEFC (Institut européen de l'économie de la fonctionnalité et de la coopération), que les deux pionniers ont fondé en 2014.
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Car très vite, "ils ont eu l'ambition de dépasser le seul cadre de la recherche académique pour aider les entreprises à mettre en œuvre l'EFC de façon opérationnelle", se souvient Sébastien Marquant, président d'Immaterra, une Scic (société coopérative d'intérêt collectif) également crée en 2014 par Christophe Sempels pour accompagner les entrepreneurs dans leur transition. L'objectif : "Aider les entreprises à concilier des enjeux de développement économiques et de transition, dans un monde qui va de plus en plus vite, et qui s'avère de plus en plus incertain". Et à dépasser l'a priori selon lequel agir en faveur d'un développement durable "impliquerait de renier l'ambition d'un développement économique".
Anne Farthouat