« Accepter de payer plus cher le gaz vert, c’est soutenir la filière »
Propos recueillis par Hélène Lerivrain
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Cyril Vincent, directeur général de Gaz de Bordeaux.
Christophe Goussard
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Cyril Vincent, directeur général de Gaz de Bordeaux.
Christophe Goussard
LA TRIBUNE - De quelle manière vous fournissez-vous en gaz ?
Cyril VINCENT - Nous achetons du gaz naturel en gros sur le marché français auprès d'une quinzaine de fournisseurs. Concernant le gaz vert, la démarche est différente puisque nous travaillons en direct avec les producteurs qui ne sont par ailleurs pas des experts de l'énergie, ce qui est nouveau. Ce qui veut dire que nous changeons de modèle, que nous travaillons désormais en circuit court, et que nos équipes, en particulier, celles en charge de l'approvisionnement, s'adaptent. Nous avons désormais des équipes dédiées sur le sujet du biométhane.
Quelle est votre stratégie en matière de gaz vert ?
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L'achat de gaz vert constitue, pour le moment, un faible pourcentage mais nous avons signé 34 contrats d'achat sur 15 ans avec des producteurs de toute la France, dont 21 en Nouvelle-Aquitaine, pour un volume annuel de 500 GWh. Il s'agit majoritairement de projets agricoles. Nous sommes par ailleurs en discussion sur six ou sept nouveaux projets. En ce qui nous concerne, nous avons commencé à injecter du biométhane dans le réseau français en 2019. Pour le prouver, dès qu'une molécule de biogaz est émise, une garantie d'origine est émise, il existe d'ailleurs un registre national. Ceci étant dit, en passant dans le réseau de gaz naturel, le biogaz est mélangé avec le gaz "classique". Il n'est donc pas possible de savoir précisément quel foyer reçoit du gaz vert et cela vaut pour tous les fournisseurs de gaz.
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