S'installer au plus près des lieux de consommation pour convaincre les passants de modifier leur façon de consommer et de se tourner vers le réemploi. Tel est le cahier des charges du collectif bordelais ïkos qui reste inchangé. Après avoir testé une boutique éphémère dans un grand centre commercial en 2020 à Bordeaux Lac, le collectif s'apprête ainsi à ouvrir, le 14 mai, une nouvelle boutique. Cette fois-ci, elle se trouvera en plein cœur de Bordeaux, au sein de la Promenade Sainte-Catherine, juste à côté de la boutique concept Everso ouverte par Easy Cash l'été dernier. "Nous avons signé un bail d'un an dont neuf mois ferme avec le propriétaire. L'ouverture est imminente", se réjouit Marion Besse, directrice d'ïkos qui réunit neuf acteurs de la seconde main sur la métropole bordelaise.
Sept membres du collectif (*) vendront ici leurs produits dans divers univers de la maison : jouets, mobilier, décoration, livres, matériel sportif, confitures, électroménager et vêtements. Parmi eux, des habitués, comme Le Relais, mais aussi Replay pour qui il s'agira du premier point de vente, tandis qu'Envie, déjà implantée à Pessac et Lormont, n'a jamais tenu de boutique en centre-ville. "Cette expérience va permettre à chacun de gagner en connaissance mais l'idée est surtout de voir comment collectivement on fait monter tout le monde en compétence", insiste Marion Besse qui précise que seuls trois acteurs avaient tenu la boutique éphémère à Bordeaux-Lac.
Le collectif testera d'ailleurs, dans le centre ville de Bordeaux, un nouveau modèle de paiement des charges :
En tout, dix personnes ont été recrutées, dont quatre en insertion, pour tenir cette boutique qui s'étendra sur 450 m2 sur deux niveaux. Au-delà de la vente, le collectif envisage également de lancer des ateliers de sensibilisation pour se rapprocher de l'idée du projet phare : le futur village du réemploi, de la réparation et du recyclage qui s'installera dans le quartier de Bacalan sur 15.000 m2. "Un projet qui va prendre du temps car il est ambitieux et d'ampleur", rappelle Marion Besse.